‹ De l'embaumement avant et après Jésus-ChristChapitre 34 sur 100 · C. Parties tout à fait insolubles · texte numérisé non relu

C. Parties tout à fait insolubles

1 Voir Tschirch, Die Harze und die Harzbehtllter, fo 474.

odeur étant encore aromatique, nous l’extrayons préalablementavecde l'éther de pétrole pour la priver de son essence, soluté, qui, évaporé, dépose une huile jaune brunâtre, d’odeur aromatique, rappelant celle de l’essence de cèdre, huile essentielle que nous ajoutons à celle déjà décrite.

Ges parties insolubles sont formées de parties minérales et de parties végétales.

a) Les parties minérales, après avoir été tamisées, sont chauffées avec de l’eau, qui en dissout une partie. L’autre partie se dissout partiellement dans l’acide chlorhydrique dégageant des gaz d’acide carbonique.

La partie insoluble, fondue avec des carbonates alcalins et du chlorate de potasse, se dissout dans l’eau acidulée, à l’exception des oxydes de silice.

Nous ne pouvons déterminer la nature de ces différents éléments, qui ont pu subir diverses désagrégations sous l’influence de la potasse caustique, alcoolique, utilisée pour la saponification des acides résineux.

Toutefois, cette partie minérale se compose de carbonates, de silicates, de phosphates, de chlorures, de nitrates et de sulfates d’aluminium, de sodium, de calcium, de magnésium, de potassium, tout en recelant des traces d’arsenic, de fer, de mangane et de chrome.

Outre les oxydes de silice, nous trouvons du sable quartzeux. marneux et des paillettes d’or.

b) Parties végétales. Celles-ci, examinées au microscope, indiquent qu’elles proviennent :

a) de plantes appartenant aux conifères, c’est-à-dire aux cèdres ou cyprès :

§) de plantes appartenant aux dicotylédones, reconnaissables aux grands vaisseaux spiralés, aux fibres libériennes.

Ces restes végétaux proviennent probablement du Liquidambar orientons, dont nous avons reconnu la présence ; le styrax renferme toujours des détritus ligneux.

Il s’y trouve encore des cellules scléreuses et oléifériques possédant toutes les caractéristiques de celles du poivre ou du cubèbe.

Distillation sèche selon la méthode pyrochimique.

N’ayant reçu que peu de substance, nous n’utilisons que 3 grammes de cette résine bien pulvérisée, que nous chauffons dans un matras en verre à deux tubulures, dont l’une, bouchée par un liège, supporte un thermomètre. et l’autre communique à un récipient interchangeable.

A 20°, cette résine commence à fondre en une masse brunâtre :a 2G . elle se gonfle, devenant en partie liquide à 36°.

De 40° à 50°, elle se liquéfie complètement tout en émettant des vapeurs blanches, qui se condensent sous forme de petits cristaux le long des parois

«lu tube à distillation, répandant une odeur balsamique de cinnaméïne.

A 51°, elle bout, à 53,5° elle dépose des globules incolores retombant en partie au fond du récipient, tandis qu’une autre partie distille sous forme de gouttelettes jaunâtres.

A 54,3e, le dégagement des vapeurs blanches qui avaient cessé de se produire, recommence ; on perçoit alors une odeur rappelant celle de la cinnaméine ; à 68°, elle distille un liquide jaune brunâtre d'une odeur aromatique.

A 75°, ce liquide devient jaune clair et les parois du matras se recouvrent d'un liquide oléagineux jaune brunâtre, retombant toujours au fond du récipient.

De 94° à 110", le liquide distillé devient incolore, dégageant une odeur fortement aromatique, rappelant celle du baume de copalui et du styrax.

De 1^0° à 130°, le liquide incolore redevient jaunâtre, dégageant une odeur d'asphalte ou de bitume surchauffé.

En comparant ces résultats avec ceux obtenus par M. le professeur Tschirch et le Dr Van Itallie, lors de leurs analyses sur le styrax oriental, nous trouvons qu'ils concordent. 1

Distillation aux vapeurs d’eau.

.Nous introduisons dans un matras chauffé au bain-marie 3 grammes de cette résine pulvérisée. Ce matras communique d’un côté par un tuyau en verre à un récipient, qui, chauffé, émet des vapeurs d’eau, et de l’autre à un réfrigérant, dans lequel ces vapeurs se condensent après avoir passé à travers le matras et les corps résineux : ce réfrigérant communique à un récipient en verre interchangeable. On obtient ainsi un distillât qui, saturé de sel marin, est ensuite agité avec de l’éther pour s’emparer des huiles essentielles.

L'éther évaporé, abandonne une huile jaune pâle, d’odeur aromatique, rappelant celle de la térébenthine ; son point d’ébullition est entre 149° et 153,5°, correspondant aux résultats obtenus pour l’essence du baume d’Alep.

1 Tschirch, Die Harze und die Iiarzbehàlter, f° 289 à 208.

Conclusions.

Ces conclusions ont été présentées le 25 septembre 1911 par M. Maspéro à l’Académie des Sciences de Paris, qui les a publiées dans ses comptes-rendus, T. 153, p. 597. Séance du 25 septembre

Cette résine est formée de morceaux friables, de couleur rouge brunâtre, un peu pointillés sur la face interne (marque des pores), et de couleur brune noirâtre sur la face externe qui est luisante ; elle pèse en tout 40,2 gr. Examinée à la loupe, elle ne forme pas une masse homogène, et la résine englobe différents corps que nous examinerons successivement.

I. Des pierres dures, anguleuses, pesant 1,3 gr.. formées de carbonates de chaux, de magnésium et de sodium ; de phosphates de chaux : de sulfates de magnésium, de sodium, de calcium et de barium; de silicates de calcium , de magnésium, d’aluminium ; de chlorures de sodium et de magnésium, tout en recelant des traces d’arsenic, de chrome et de fer.

II. Des pierres grisâtres, friables, pesant 1,1 gr., formées de carbonates de chaux et de magnésie; de phosphates de chaux et de sodium : desulfates de chaux; de silicates d’aluminium, de calcium, de magnésium: tout en contenant des traces de chrome et de fer.

Page 1