XI. Restes de Hbis
M. le Dr Kevilliod, directeur du Musée (l’Histoire naturelle de Bâle, ayant bien voulu entreprendre l’étude des restes de l’oiseau, m’écrit sous date du -H août 1911 :
« Voici ce que je puis vous communiquer, quant aux os provenant d'un ibis momifié, que vous m'avez envoyé à l’étude.
« Il y a un torse gauche entier, l’extrémité proximale de ruina gauche, quelques phalanges, des débris des humérus, une vertèbre cervicale (des dernières) qui appartiennent toutes à un jeune tins. Mais les griffes, très recourbées, et la petite vertèbre cervicale (une des antérieures) ne peuvent être rapportées à l’ibis, et proviennent probablement d’un oiseau rn/ince.
(l'une chouette peut-être, de même que la phalange de l'aile. Le leste n’est pas déterminable; il y a des débris d’os de jeunes oiseaux. »
Puis il ajoute que c’est un fait déjà signalé par M. (iaillard et M. Loriot, dans leurs analyses, <|iie les momies d'ibis sont toujours très mal conservées et incomplètes, renfermant même souvent des os provenant d'autres espèces d’animaux.
Cet aperçu nous prouve donc que l'Ibis, l’oiseau sacré des Égyptiens, n’était pas embaumé pour lui-mème, mais avec d’autres oiseaux. Pourquoi?
Conclusions.
Cette momie me fut, comme je l’ai dit plus haut, remise par M. le professeur Jéquier, de l’Université de Neuchâtel, afin d’analyser les résines utilisées pour l’embaumement de cet oiseau sacré.
Il est compréhensible, que nous n’ayons pu peser la quantité de résine employée à cet effet, ni en prendre les indices d'acidité, de saponification, ainsi que les points de fusion, puisque les bandelettes en avaient absorbé la plus grande partie.
Nous avons obtenu, toutefois, les résultats suivants: