‹ De l'embaumement avant et après Jésus-ChristChapitre 50 sur 100 · II. Partie soluble dans l’éther · texte numérisé non relu

II. Partie soluble dans l’éther

Cette solution rouge brunâtre, fluorescente en bleu verdâtre, additionnée de la solution étbérée obtenue après saponification, est agitée.

1. Avec une solution aqueuse de carbonate d'ammonium. On obtient ainsi un petit précipité jaune brunâtre, adhérent au filtre, que nous essayons de faire cristalliser dans divers véhicules, sans obtenir de résultats positifs.

Nous redissolvons ce précipité dans de l'alcool, soluté, qui, versé dans de l'eau acidulée, provoque un précipité jaune brunâtre, trop petit pour être analysé.

L'eau dans laquelle nous avons précipité ce soluté alcoolique, étant jaunâtre, est évaporée. Nous obtenons après neutralisation: a) Un dépôt soluble dans l'éther qui, soumis à la cristallisation, dépose de beaux cristaux blancs quadrangulaires. Soumis à la combustion, ils ne donnent aucun résultat satisfaisant, contenant trop de matières inorganiques, car 0,1795 gr. de substance ne donnent que 0,0048 gr. GO2 et 0,0063 gr. H,0.

in Ln résidu en partie soluble dans l'alcool méthylique, l'alcool, le chloloforme, solutés qui, évaporés, abandonnent des dépôts bruns rougeâtres très minimes, d'odeur spéciale aromatique.

-• Cet éther agité avec une solution aqueuse de carbonate de sodium donne un précipité jaune brunâtre, petit, adhérent au filtre. Un obtient, en dissolvant ce dépôt dans de l'alcool et en le soumettant à la cristallisation, un résidu jaune brunâtre, englobant de petits cristaux insolubles dans l’eau bouillante que l'on ne peut séparer.

3. En agitant l’éther, ainsi privé de ses acides se combinant au carbonate d ammonium et au carbonate de sodium, avec une solution aqueuse de bisulfite de sodium . nous n’obtenons pas de combinaisons caractérisant les aldéhydes.

4. L éther est ensuite agité avec une solution aqueuse de potasse causti- <iue. La couche aqueuse, versée dans l’eau acidulée, donne un précipité minime adhérent au filtre, que l’on ne peut purifier.

La solution éthérée, ainsi privée de ses acides, est filtrée, évaporée,

puis reprise pur <le l’alcool, solution qui, versée dans de l’eau acidulée, forme un précipité jaune brunâtre adhérent au (iltre,en partie soluble.

a) Dans l’alcool. Cette solution, évaporée, laisse un résidu rougeâtre, graisseux, très adhérent aux parois du récipient. Dissous à plusieurs reprises dans de l’alcool inéthylique, puis précipité, il donne, après purification, un dépôt jaunâtre très minime.

b) En partie soluble dans l’alcool méthylique, qui évaporé, abandonne une masse graisseuse, rougeâtre, d’odeur aromatique spéciale, et qui. en solution, ne se précipite pas lorsqu’on la verse dans de l’eau acidulée.

Soumise à la distillation sèche, elle dégage, entre 60e et 70 , des vapeurs blanches jaunâtres, d’odeur rappelant le baume de copabu africain, ou d’Illurie. De 74° à 82,5°, un liquide incolore, d’odeur particulière, rappelant celle du benzol et de l’alcool méthylique. De 89 à 92', un liquide jaunâtre. De 93° à 120°, des vapeurs jaunâtres d’odeur bitumineuse et analogues à celles du sucre brûlé.

Cette masse, soluble dans l’eau, donne un soluté réduisant la solution de Fehling, preuve de la présence du sucre déjà mentionné.

III. Partie insoluble dans l’eau, l’éther, soluble dans l’éther de pétrole.

Ce soluté évaporé, additionné à la partie obtenue par la distillation aux vapeurs d’eau, abandonne une essence jaune brunâtre, d odeur aromatique. Celle-ci, diluée dans de l’alcool, l’éther, etc., donne des solutions fortement fluorescentes. Son poids spécifique est:

Cette essence, abandonnée à l’air, dépose des cristaux blancs, tondant a 190°, comme ceux obtenus dans l’essence du baume de Gurjun , qui possède toutes les caractéristiques de cette essence, et un poids spécifique de 0.912 gr.

IV. Partie insoluble dans l’eau, l’éther et l’éther de pétrole, soluble dans l’alcool.

La partie de cette résine, insoluble dans l’eau, l’éther et l’éther de pétrole, soluble dans l’alcool, forme une solution rouge brunâtre, fluorescente, qui, versée dans de l’eau acidulée, y provoque un précipité jaune brunâtre, adhérent au filtre.

Ce précipité se dissout:

a) En partie dans l'alcool, solution provoque un précipité jaune brunâtre.

Ce précipité, purifié et soumis à la de substance. 0 C03 et 0,110 11,0

qui, versée dans de l’eau acidulée, uri peu adhérent au filtre, combustion, donne, pour 0,1172 gr.

, correspondant à :

Trouvé

C = 77,42 Il = 10,43

Formule

C17 Il38 02

qui calculée en % donne

C = 77,27 Il - 10,61

Formule correspondant à celle que M. le professeur Tschirch, de Berne trouva dans le baume de Gurjun pour la gurjorésène 1 b) En partie soluble dans l’éther, le chloroforme, le benzol, solutés qui évaporés, abandonnent des résidus noirâtres.

Ceilx'ci’ tondus avec de la potasse caustique, se dissolvent en partie dans l eau. les solutions acidifiées dégagent des gaz d’hydrogène sulfureux asphalte.

Leau jaunâtre est évaporée après neutralisation. Son résidu, soluble dans 1 alcool méthylique, soumis à la cristallisation, dépose des cristaux qui, soumis à la combustion, donnent :

pour 0,038 gr. de substance 0,0228 gr. C02 et 0,03 gr. H,0

Trouvé

Formule qui, calculée en °/0 donne

Il = 8,83

Formule non déterminée.

V. La partie insoluble dans l’eau, l’éther, l’éther de pétrole et l’alcool, est saponifiée.

Cette partie, saponifiée par de la potasse caustique, alcoolique, pendant deux lois vingt-quatre heures, donne une solution, qui, versée dans de l’eau acidulée, provoque un précipité rouge brunâtre, soluble :

1. Dans 1 éther, soluté qui est additionné à la partie de la résine soluble dans l’éther.

2. Dans 1 alcool, soluté que nous ajoutons à la partie de la résine soluble dans l’alcool.

3. Dans le chloroforme et le sulfure de carbone, qui, évaporés, laissent des résidus d’asphalte.

Tschirch. Die Harse und die Harzbehâlter, fi 497.

RKUTTRR — 5

L'eau jaune brunâtre, évaporée, dégage des gaz d’acide acétique. Soumise à la distillation sèche, on obtient :

a) Entre 7fj° et 170°, un dislillatc incolore, d'odeur d’acide acétique, d'alcool méthylique et de benzol. Ce dernier, nitrifié, donne du nitro-benzol, reconnaissable à son odeur, analogue à celle des amandes amères. Donc

Benzol.

b) Entre 170° et 200°, un distillate incolore, d'odeur ptiéniquée. se colorant en violet par le perchlorure de 1er, réaction correspondant à celle que donne l’acide carbolique. Donc Phénol.

Ces résultats sont concluants quant à la présence du goudron. dont l'eau possède l’odeur caractéristique.

VI. La partie insoluble dans l’eau, l’éther, l’éther de pétrole, l’alcool, partie non saponifiable , se dissolvant dans le chloroforme.

Cette solution brun noirâtre, ne pouvant cristalliser, évaporée, abandonne un résidu pesant 0,71o gr. Il dégage, chauffée avec de l'acide sulfurique, des vapeurs d'acide sulfureux.

Elle est formée d’asphalte ou bitume de Judée.

Car, fondue avec de la potasse caustique, elle donne, dissoute dans 1 eau. un soluté qui, additionné d'acide chlorhydrique, dégage des gaz d hydrogène sulfureux, précipitant en solution acide les sels d'argent.

Ces sulfites proviennent du soufre caractéristique à I asphalte.

VII. Partie insoluble dans l’eau, l’éther, l’éther de pétrole, l’alcool, non saponifiable, insoluble dans le chloroforme, soluble dans le sulfure de carbone et le benzol.

Cette solution noirâtre, évaporée, abandonne un résidu non cristallin, noirAtre, écailleux, pesant 1,934 gr. Chauffé avec de l'acide sulfurique, il dégage des gaz d’acide sulfureux.

Cette partie doit être considérée comme de l’asphalte.

Car, fondue avec de la potasse caustique, elle forme un composé qui, dissous dans de l’eau, dégage, par addition d’acide chlorhydrique, des gaz d’hydrogène sulfureux provenant du soufre.

VIII. Partie insoluble dans l’eau, l’éther, l'éther de pétrole, l’alcool, le chloroforme, le sulfure de carbone, non saponifiable, soluble dans de l’eau acidulée d’acide nitrique et chlorhydrique.

Le soluté est tonné de carbonates, de sulfates de calcium, de magnésium, d aluminium, et contient du mangane, du chrome, du fer, et des traces d arsenic, provenant probablement de la décomposition des viscères on des corps minéraux.

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