‹ De l'embaumement avant et après Jésus-ChristChapitre 78 sur 100 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Analyses du contenu de 1 amphore romaine A découverte

à Carthage.

Les amphores romaines découvertes en 1907 par le Père Delattre, près des anciens ports de Carthage, sont placées contre une paroi verticale regardant Sidi-ben-Said, à 97 mètres de distance de la pointe du rocher. Elles sont disposées par lignes horizontales, une trentaine, en retrait sur I inférieure dans le sens de la montée. (Voir fig., page 124.)

Ces amphores, 2000 environ, brisées et remplies de terre pour la plupart, tombent en morceaux lorsqu’on les touche: elles sont généralement en argile rouge ou noir, parfois blanc, recouvert de quelques lettres, voire de noms entiers ou de marques spéciales ou d’estampilles1.

Le Révérend Père Delattre, des Pères Rlancs, correspondant de l’Institut de France, m’ayant demandé d'analyser le contenu de deux de ces amphores, en voici les résultats.

Le contenu de l’amphore A est formé de morceaux granuleux et de poussière blanchâtre mélangée à des parcelles d’argile rouge. Son odeur est nulle, sa saveur fadasse. Nous nous trouvons en présence d’un sel anorganique. en petite partie soluhle dans l’eau froide, en grande partie soluble dans l'eau bouillante, presque tout à fait soluhle dans l'eau bouillante acidulée.

A l’analyse, nous décelons dans la partie soluble dans l'eau bouillante, des chlorures . des sulfates, des phosphates et des nitrates de potassium , de sodium, de magnésium, d’un peu A' ammonium et de calcium.

Dans la partie soluble dans l’eau bouillante acidulée, nous constatons la présence de Yacide borique (pii se dépose, après refroidissement, sous forme

1 Extrait du Bulletin archéologique de Sousse , 1er semestre 1907, par le Révérend Père Delattre.

(le paillettes blanches, dont elles donnent toutes les réactions chimiques: puis des sulfates, des carbonates, des nitrates, des phosphates de calcium, de magnésium, d'aluminium, des traces de fer, iV arsenic, de plomb.

Le mur aux amphores, à Carthage.

Dans la partie insoluble dans beau acidulée, nous trouvons de 1 argile rouge insoluble et des composés de fhiorsilicates, puis des silicates d aluminium, de calcium, de magnésium, de potassium, recelant des traces d arsenic, de fer, de plomb, de bismuth et de zinc.

Nous pouvons donc conclure à la présence d une composition naturelle de boracit non purifié, mélangé à du sable, à des détritus minéraux et à des morceaux provenant des amphores.

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