LIVRE ni, CHAP. 2, DU CORAN. 33j
Y unité de TAncien Tesfamenl, i'unîle enseignée par tous les prophètes avant lui. Et celle unilé là n'a évidemment rien à gagner à la famille, à la parente, à la Iribu, à tous ces vieux liens de TAsie, supprimes ou à peu-près par M. Michelet ; lesquels d'ailleurs sont à peu près conserve's dans le code Moulteka, sinon dans le Coran. L'unité de la Loi, comme Ton sait, s'accommode tant bien que mal de quatre cultes différens , ce qui pourrait bien compter pour trois hérésies; sans y comprendre le nombre des Justices, Si Ton n'a en vue que la trinité personnelle du christianisme ; il est certain que ni le verbe ni V esprit ne se trouvent dans rislam. Autrement, il n'y aurait jamais eu d'islamisme. La négation même du Dieu fait homme a été la raison d'être de la religion du prophète; et la découvert^ d'une pareille unité revient à dire que Mahomet n'était pas chrétien. Il y a long-temps que Napoléon avait dit du prophète arabe, « qu'il entendait mal le mystère de la Trinité. »
S'agit-il de l'unité de pouvoir .^^ Des voyageurs de passage ou des employés subalternes à Constantinople, ont pu prendre les bureaux de la Porte ^ pour un admirable type d'unité. D'autres encore ont pu se méprendre a cette
parole recueillie de la bouche du prophète, et que nous acceptons d'ailleurs comme si elle était écrit»! dans le G)ran : « Celui qui meurt sans reconnaître l'autorité de limam de son temps, est censé mort dans l'ignorance, c'està-dire dans l'incroyance. » Est-ce à nous d'apprendre à l'historien professeur, que l'unité de la puissance sur la terre, ne s'obtient pas pour si peu ? Il n'a qu'à le demander aux caliphes de Bagdad , du Caire et de l'Espagne. Qu'est-ce que l'unité enseignée oralement ou par écrit, imposée à un titre religieux ou politique ; l'enseignement et le commandement vinssent-ils de Dieu lui-même? L'anité humaine est-elle faisable , sans une autorité souveraine qui la représente et la personnifie dans l'humanité?
Il faut donc nous montrer cette souveraineté émanée du Coran ou instituée par Mahomet; faute de quoi Tunité islamique n'est qu'une formule impuissante et vide. Nous entendons bien que le prophète parle d'un imam et de son autorité. Mais comment reconnaître l'imam, à quel signe; et surtout quelle autorité lui reconnaîtra-t-on? Mahomet ne le dit pas. C'est pourquoi l'autorité îci^ pourrait bien faire défaut à cette unité musulmane que Ton croit sans égale. Merveilleuse unité en effet, avec laquelle