‹ De l'empire Ottoman, de ses nations et sa dynastie, 1841-1845Chapitre 144 sur 245 · DES QUALITÉS REQUISES DANS UN MAGISTRAT · texte numérisé non relu

DES QUALITÉS REQUISES DANS UN MAGISTRAT

Le vice ou l'irréligion est une tache odieuse sur la personne d'un magistrat.

Si le juge a l'âme vénale, s'il n'est pas vertueux, s'il s'adonne au vin; rien ne doit arrêter sa destitution.

Quelles que soient ses connaissances et ses lumiè-

res, il est de son devoir de s'appliquer constamment à l'étude de la jurisprudence.

Bien que le magistrat peu instruit soit toujours en état d'administrer la justice avec le secours des fêtants; lé souverain n'en est pas moins tenu à ne consulter, dans le choix des sujets, que leur vertu, leur doctrine et leur capacité.

S'écarter de ces principes, c'est manquer au devoir le plus essentiel du trône et pécher contre sa consscience, d'après cette parole remarquable de l'apôtre céleste : Certes, un souverain traliit Dieu, son prophète et tout le corps de la société musulmane, en conférant le pouvoir judiciaire à un sujet réputé homme de bien et même d'un grand mérite, mais à qui cependant un autre sujet serait encore préférable par sa vertu et sa science*

Un homme qui ne possède pas les qualités requises pour la magistrature, et qui reconnaît lui-même son incapacité à remplir un office de cette importance , doit se faire scrupule de s'en charger. -

Au contraire le sujet supérieur aux autres en vertu et en science, ne doit pas le refuser.

Mais dans aucun cas, un homme de loi ne doit solliciter un office de judicature.

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