‹ De l'empire Ottoman, de ses nations et sa dynastie, 1841-1845Chapitre 16 sur 245 · LIVRE lir, CHAP. 2, DU MOUPHTY. 3l · texte numérisé non relu

LIVRE lir, CHAP. 2, DU MOUPHTY. 3l

a d^jà tu comment les kasi-askers choisissent leurs cadis. C'est au Sultan en personne que les

main sur une grande partie des Wacoufls à Constantinople, pour deux raisons. La première ; c'est que le fondateur choisissait souvent un des principaux membres du collège! des oulémas, et le mouphty lui-même, pour meUwelly (administrateur) ou nazir (inspecteur) de sa fondation. La seconde ; c'est qu'en cas de vacance ou de malversation trop notoire, le kasi-asker de Homélie était chargé de nommer et Nazir et Metewelly. Toutefois le grand visir a eu aussi sa part dans les wacouffs établis par les particuliers. Mais les wacoufls impériaux et ceux des Cités-Saintes, placés sous l'administration et le contrôle du kislar-aga (chef des eunuques noirs), valaient mieux que toutes les autres fondations ensemble. C'est pourquoi le juge nommé par le scheikul-islam, pour connaître des affaires relatives à ces derniers wacouffs, était bien plus soumis au chef des eunuques noirs qu'à son chef hiérarchique. On peut dire que le kislar-aga avait son juge de wacouffs, comme le mouphti avait le sien, sans exclure celui du Grand-Visir. Ces juges d'ailleurs ne sont institués que pour Cons~ tanlinople. L'ancien jugeur du kislar-àga, seulement, a deux délégués à Brousse et Andrinople. l^r où l'on peut remarquer déjà que les fondations pieuses on publiques de l'empire n'étaient pas, comme l'on croit, dans la main des oulémas. Quand nous en serons au culte de la mosquée, nous dirons comment les wacoufls même administrés par tel professeur ou tel mouphti, n'ont pu accumuler les richesses dont l'on a parlé.

anciens juges d'armée rendent compte de leurs choix, pour cette judicature du quatrième ordre. Ajoutons que les JSaïts, jugeurs du cinquième et dernier ordre, sont au choix des juges mêmes qui les emploient, sauf l'approbation hiérarchique. A vrai dire, les Naïbs ne sont que des suppléans ou délégués de tel ou tel juge trop occupé.

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