‹ De l'empire Ottoman, de ses nations et sa dynastie, 1841-1845Chapitre 24 sur 245 · LIVRE 1er, CHAP. 3, DU SULTAN. 5t · texte numérisé non relu

LIVRE 1er, CHAP. 3, DU SULTAN. 5t

kaliphal est réglé par le code Moult eka; et Ti-* mameth du sultan est un article de foi. Voyons le dogme, voyons la loi! Et nous allons prendre la version telle quelle de M. d'Ohsson toujours si préoccupe', comme l'on sait, d'un gouvernement théocratique dans l'empire (i).

Dogrnc. — > « Les musulmans doivent être gouvernés par un imam qui ait le droit et l'autorité x « de veiller à l'observation des préceptes de la «loi , de faire exécuter les peines légales, de « défendre les frontières, de lever des armées, « de percevoir les dîmes fiscales, de réprimer « les rebelles et les brigands, de célébrer la « prière publique des vendredis et des fêtes de a Beyrara, de juger les citoyens, de vider les « différends qui s'élèvent entre les sujets, d'ad-

(i) Nous voulons, en ce qui concerne l'imameth dogmatique et légal, donner la traduction de M. d'Ohsson au lieu de la nôtre, qui manquerait d'autorité sur un point aussi important. Mais il nous est impossible de laisser passer sans observation, les mots sujets, race, dignité sacerdotale, autorité absolue, personne du sowerata, inviolable et sacré; lesquels mots, à la place où ils se trouvent, nous paraissent avoir fait une grande violence au teite. Par la portion du dogme que nous don-" nons plus loin, et c'est la meilleure partie, Ton pouira juger de V infidélité systématique de M. d'Ohsson.

« mettre les preuves juridiques dans les caus « litigieuses , de marier les enfans mineurs « Tua et l'autre sexe qui manquent de tuten « naturels , et de procéder enfin au partage < « butin légal.

« L'imam doit être visible; il ne doit pas « dérober aux regards du public, ni. être n< « plus l'objet de son attente.

« L'iman doit être issu du sang des Ce « reyschs , sans cependant que sa naissance s< « restreinte à la branche de Haschim ou à ce « d'Ali. Il suffit qu'il ne soit pas d'une au) « race.

« \jà dignité de ,1'imameth n'exige pas abs « lumen t que l'imam soit juste , vertueux, in «prochable, maassoum; ni qu'il soit le p] « éminent et le plus excellent des êtres de s <( temps, efzal; mais bien qu'il ait les qualil « requises à une tutèle parfaite et absolue, ai « l'habileté et la capacité nécessaires pour veil «à l'observation des préceptes de la loi, c « fendre les frontières musulmanes, et soute « l'opprimé contre l'oppresseur.

« Les vices ni la tyrannie d'un imam n'e « gent pas sa déposition.

Loi. — «Le chef suprême des musulm; « doit professer la doctrine du Cour'ann, av

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