‹ De l'emploi de l'iodure de potassium chez les phthisiquesChapitre 18 sur 29 · INDURATION PULMONAIRE BILATÉRALE ; EMPHYSÈME · texte numérisé non relu

INDURATION PULMONAIRE BILATÉRALE ; EMPHYSÈME

VICARIANT PLUS AGCUSÉ A DROITE.

Jean-Joseph R..., âgé de 32 ans, garçon de café, né à Usseaux (Italie), entré le 12 juin 1883, salle Sainte-Elisabeth, n° 25.

Pas d’antécédents héréditaires. Le malade n'a pas eu de maladies antérieures ; il avoue quelques excès alcooliques. Il y a deux ans, à la suite de refroidissements, le malade se mit à tousser et à cracher. Ces symptômes diminuèrent peu-à peu d'intensité jusqu’à l’hiver suivant, où la maladie subit une aggravation et força le malade à entrer à l'Hôtel-Dieu. Il en sortit amélioré. Enfin, il ÿ a 7 mois, les mêmes accidents reparurent : toux fréquente, quinteuse et pénible; jamais de sueurs nocturnes, ni d’hémoptysie; amaigrissement, perte des forces, points de côté, surtout à gauche, teis sont les symptômes que le malade accuse encore aujourd’hui. Il n’a pas de diarrhée, et l’appétit est conservé.

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A l’examen du thorax, en arrière, la percussion dénote de la submatité au sommet gauche et de la matité au sommet droit. À l’auscultation, le murmure vésiculaire est diminué dans les deux fosses sus-épineuses. À droite, près de la colonue, la respiration est soufflante. Du même côté, on entend un certain nombre de craquements secs. On n’en trouve pas au sommet gauche.

En avant, sous la clavicule gauche, le murmure vésiculaire est diminué; les vibrations sont conservées et il y a un peu de matité. Sous la clavicule droite, la respiration est saccadée. On n'y trouve pas de râles. La percussion y dénote de la submatité; les vibrations sont égales à celles de l’autre côté. Rien au cœur. Les crachats sont muqueux, peu abondants. Les urines sont normales, sans albu-

mine.

Dates | Poids Température Remarques

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L'iodure a produit un abaissement de la température (tracé n° 7), une augmentation légère de l’urée et du poids.

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