‹ De l'emploi des pulvérisations de chlorure de méthyleChapitre 9 sur 34 · D'OMDIN SAN OED II · texte numérisé non relu

D'OMDIN SAN OED II

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On est frappé, en parcourant ce tableau, de voir, d'une part, l'ancienneté de quelques-unes de ces sciatiques ; d'autre part, le petit nombre de pulvérisations qu'il a fallu pour les amender. Deux sciatiques de quatorze ans sont ouéries après deux séances ; une autre, datant de vingt-neuf mois, cède à une seule pulvérisation. En général, les sciatiques chroniques, surtout avec atrophie, cèdent moins facilement : deux et trois pulvérisations sont nécessaires ; cependant, une sciatique aiguë, datant de quimze jours, ne disparaît qu'à la sixième pulvérisation.

Deux observations signalent la guérison : l’une, d'une scapulalgie : l'autre, d'une névralgie lomboabdominale. En fait d'accidents signalés, nous ne trouvons la mention que de quelques vésications : une fois, une eschare.

En résumé, succès toujours certain, et cela avec un petit nombre de pulvérisations, et mnocuité absolue de la méthode.

Le D' Santelli ne considère pas le chlorure de méthyle comme la seule médication devant être employée dans le traitement de la sciatique, mais il prétend trouver, dans cet agent thérapeutique, un moyen à peu près certain de vaincre les névralgies rebelles, et cela, pour ainsi dire, d’une façon Instantanée, surtout si l'on a à lutter contre une sciatique aiguë. Dans la sciatique chronique, l'effet est encore appréciable, et le malade est sinon guéri complètement, du moins la douleur disparait.

Il en est de même pour la sciatique névrite, l'élé-

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ment douleur est combattu parle chlorure de méthyle, et si l’altération trophique du nerf persiste toujours, la souffrance disparaît, et c’est là déjà un pot essentiel. En un mot, il est évident que les altérations anatomiques qui se sont produites persistent.

Le chlorure de méthyle, ainsi préconisé par M. Debove, ne devait pas tarder à être expérimenté, et, dans la séance du 9 janvier 1885 de la Société médicale des hôpitaux, plusieurs chefs de service venaient apporter le résultat de leurs observations.

M. Desnos. — M. Desnos signale trois cas personnels. Dans un cas de sciatique datant de quatorze mois, avec atrophie du membre, à la suite d’une pulvérisation de chlorure de méthyle d'une durée d’une minute environ, la douleur disparut, dès le lendemain, la marche était possible. Quelques douleurs ayant reparu plusieurs jours après, elles cédèrent définitivement à une seconde pulvérisation. A la suite de la congélation de la peau, on put constater de l’érythème et de la vésication en quelques points.

Le second cas consistait en une sciatique gauche symptomatique d’un mal de Pott tuberculeux ou cancéreux. La première pulvérisation amena un soulagement très notable, et une deuxième application fit disparaître les dernières douleurs persistant sur le trajet du petit sciatique.

Dans un troisième cas, sciatique double, traitée vamement par les pointes de feu, il y eut une disparition de la douleur dès la seconde pulvérisation. Ce cas perd de son intérêt par le soupçon que l’on avait de la simulation du malade.

Enfin, en terminant, M. Desnos signale un insuccès complet dans un cas de douleurs en ceinture symptomatique d’un mal de Pott.

M. Rendu. —M. Rendu, dans un cas de sciatique double résultant d'une affection de la queue de cheval a obtenu une amélioration seulement; aux pulvérisations de méthyle il préfère les puivérisations d’éther dont l’action est plus lente, mais qui permet d'éviter les eschares dont il a constaté une fois la présence à la suite de l’action du chlorure de méthyle.

M. Bucquoy. — M. Bucquoy établit que le chlorure de méthyle ne saurait agir d’une façon identique dans les diverses sortes de névralgies sciatiques. Il signale un certain nombre de cas: un succès pour une sciatique déjà ancienne après une seule pulvérisation, une amélioration passagère dans un cas de tic douloureux de la face et peu marquée dans un cas de sciatique chez une femme attemte d’un cancer abdominal, enfin, une sciatique rebelle datant de quatre ans.

M. Sevestre. — M. Sevestre a obtenu, à la longue, la guérison définitive d’une sciatique rebelle depuis cinq ou six mois, et ayant nécessité huit réfrigérations. |

M. Legroux. — Sur trois cas, M. Legroux a constaté une amélioration assez prononcée dans un cas, pendant vingt-quatre heures seulement dans un autre, et enfin, dans un cas de sciatiquenévrite, la pulvérisation fut suivie de la formation d'eschares profondes et d'un érysipèle grave consécutif. — Ainsi, en résumé, nous voyons énoncé un certain nombre de succès,

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surtout lorsqu'il s'agit de sciatiques aiguës où même de sciatiques chroniques avec ou sans atrophie. Les succès sont balancés lorsqu'il s’agit de sciatiques ou de douleurs symptomatiques. (Obs. de M. Desnos, douleurs en ceinture dans un mal de Pott. Insuccès.) Presque toujours, au moins amélioration. Dans tous les cas, trois pulvérisations ou un moins grand nombre ont suffi; seul, un cas traité par M. Sevestre n’a cédé qu’à la huitième réfrigération. Nous trouvons un érysipèle signalé par M. Legroux ; mais est-il bien imputable au chlorure de méthyle? Le fait est discutable.

Dans la séance du 23 janvier, M. Debove passe en revue les différents résultats obtenus par ses collègues et énoncés dans la précédente séance. Il reconnaît que l’insuccès est fréquent dans les cas de névralgies symptomatiques, qui cependant peuvent être améliorées ; 1l signale l'excellence de la méthode dans les cas de névralgies simples, et déclare que l’on ne peut avoir d’eschare si l’on suit ses indications, c'est-à-dire si l’on agit sur la plus grande surface cutanée, et le moims possible en profondeur. En terminant, ül signale des succès dans le cas de rhumatismes musculaires et dans les affections musculaires consécutives à certains traumatismes ; enfin, dans trois cas d'hyperesthésie plantaire. Quant à la durée de la pulvérisation, elle est indiquée à coup sûr par la coloration spéciale que prend le tégument lorsqu'il est congelé.

M. A. Robin. — M. Robin cite un cas de ouérison d’une névralgie sciatique chez un homme de

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trente-cmq à quarante ans. Une première pulvérisation fit disparaître la douleur, produisant une vésication étendue qui laissa une pigmentation très marquée. Après trois semaines, quelques douleurs étant survenues, une seconde pulvérisation en eut raison, et après un mois et demi, la guérison s'était maintenue.

M. Lotulle. — Dans deux cas de névralgie symptomatique, l'une d’une névrite sciatique, l’autre d'un mal de Pott, M. Letulle signale deux résultats favorables : une amélioration notable.

Enfin, dans la séance du 27 février 1885, M. Tenneson, médecin de l'hôpital Saimt-Antome, et M. Bègue, externe des hôpitaux, présentaient un mémoire à la Société médicale sur l'emploi du chlorure de méthyle contre l’élément douleur dans des affections diverses.

Dans le tableau synoptique suivant, nous résumons les divers éléments intéressants des observations de MM. Tenneson et Bègue.

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