Les collecteurs, petits et grands
Petits collecteurs. — Cylindres métalliques de petit calibre, horizontaux et parallèles au plan des plateaux. Ils sont au nombre de trois de chaque côté. Entre eux passent les deux paires de plateaux.
Leurs peignesau lieu d’étredes pointes qui peuventrayer les plateaux quand on les enlève où quand on les replace, sont de petites lames de clinquant d'aluminium.
Grands collecteurs. — Cylindres métalliques de plus gros calibre que les précédents qui leur sont perpendiculaires. Il y en a un de chaque côté, terminé par une
boule à son extrémité opposée à la maniveile.
Fig. 3. — Machine dans son coffre unie à l'Ampoule par les conducteurs et prête à fonctionner.
6. Les conducteurs souples. — Fils de cuivre en hélice enfermés dans un tube de caoutchouc épais.
Nous avons à considérer les grands et les petits conducteurs. ;
Grands conducteurs (fig. 3). — Un de chaque côté, allant du spintermètre à l’ampoule Ilest terminé, du côté de l’ampoule, par une boule métallique creuse qui coifte
Re
à frottement doux l'extrémité cylindrique métallique de cette ampoule.
,À son autre extrémité, le grand conducteur présente un petit cylindre métallique quientre à frottement dans les têtes de colonne du spintermètre.
Petits conducteurs. — Un de chaque côté allant de la machine au spintermètre par le détonateur.
Il comprend une partie fixe et une partie mobile.
La partie fixe est un cylindre plein, d’ébonite, terminé du côté de la machine par une boule métallique faisant corps avec un petit bouchon de métal que l’on introduit à frottement dans la prise de courant, boule creuse soudée au panneau d'ébonite de la porte et contiguë en arrière dans le coffre à la boule d’un grand collecteur. | |
Le cylindre d'ébonite coupe le conducteur, le rend infranchissable au courant, mais sa conductibilité est rétablie à volonté par une pièce qu’on appelle /e détonateur et qui sera décrite plus loin.
La partie mobile du petit conducteur est constituée comme le grand conducteur par un fil de cuivre en hélice enfermé dans un tube de caoutchouc.
7. Le coffre en chêne, très solide, dans lequel on enferme la machine pour la transporter et pour la préserver de l'humidité, des poussières et des chocs, a été imaginé par M. Drault. Ordinairement l'appareil y est contenu pour fonctionner.
Les dimensions de cette caisse sont de 82 centimètres de long, 37 centimètres de large, 54 centimètres de haut.
Son poids avec la machine est de 32 kilogrammes. Il
peut se placer facilement dans n'importe quelle voiture. |
Si on examine ses différentes faces, on voit que la grande face postérieure ne présente à considérer qu’un trou pour le passage de l'arbre de la manivelle sur lequet cette manivelle se revisse à l'extérieur.
La grande face antérieure opposée à celle-ci (Fig. 3) est à deux portes ayant chacune un panneau en ébonite au centre duquel est soudée la prise de courant.
Lorsque la machine est dans la boîte et qu’on ne s'en sert pas, on recouvre les panneaux d'ébonite avec une planche de chène qui glisse dans des rainures et est maintenue par un verrou analogue à celui qui fixe les portes.
La face supérieure porte en son milieu une petite trappe de quelques eentimètres carrés par laquelle on passe le doigt pour amorcer la machine, et quatre trous dont deux pour les vis-boulons du spintermètre et deux pour les vis-boulons qui servent à fixer la machine sur la caisse, si on veut la faire fonctionner à l'extérieur sur cette caisse comme support.
La face inférieure (plancher) est percée de deux trous pour les vis-boulons qui doivent fixer solidement le socle de la machine dans l’intérieur de la caisse.
Les faces qjauche et droite sont munies chacune d’une poignée pour manœuvrer le coffre.
L'intérieur ae ce coffre (Fig. 2) est aménagé d’une manière très ingénieuse pour le transport de l'appareil.
L'écran fluorescent soutenu par des glissières est mis à l'intérieur des portes et entre elles,
Le support d'ampoule glissant dans des rainures est fixé contre la face supérieure, le pied en haut.
L’ampoule est enfermée dans un coffret ouaté, situé à droite.
La manivelle démontable, les conducteurs.avec le détonateur, un morceau de laine servant à essuyer les plateaux, un peu d'or mussif pour faciliter au besoin l’amorcage, sont placés dans une boîte en bas du côté gauche.
Enfin, en bas à droite une boîte doublée de zinc et fermant bien, contient du chlorure de calcium destiné à dessécher l'air de la caisse. |
Le spintermètre trouve aussi sa place en avant de la machine, derrière les portes.
Pour l'examen radioscopique au domicile du malade, cette caisse est posée sur uné table, on y laisse la machine qui fonctionne dans son intérieur.
Suivant les besoins, on peut aussi la poser à terre et en sortir la machine qu’on fixe dessus comme sur un support.
Tel est l'appareil que le docteur Béclère appelle l’appareil radiogène par excellence du médecin de campagne. Il a été construit dans le but spécial de la production facile des rayons X et particulièrement aménagé pour pratiquer commodément l'examen radioscopique chez les malades.
« Au point de vue du diagnostic médical, dit le doc- « teur Béclère, je ne trouve pas de différence appréciable « entre les renseignements qu’il me donne et ceux que « j'obtiens à l’aide d’un courant continu de 110 volts « transformé par une bobine d’induction de 35 centi-
mètres d’étincelle. »
LPYD-e
Fonctionnement. — Pour se servir de l’appareil, on retire du cofïre la manivelle, l'or mussif,lesconducteurs, les détonateurs, le spintermètre, la boîte de l'ampoule, l'écran fluorescent, le support d’ampoule.
S'il fait froid et humide, on ouvre le tiroir au chlorure de calcium.
Un meilleur moyen consiste à placer l'appareil ouvert devant un foyer ou un calorifère, à deux mètres si le feu du foyer est nu et ardent, à un mètre si c'est un calorifère à feu invisible. Ilne faut pas le laisser plus de quatre à cinq minutes pour ne pas risquer de déformer les plateaux.
La machine fonctionne toujours si elle est dans une atmosphère dont la température va en baissant, si peu que ce soit.
Ainsi, quand on voudra se servir de l'appareil, il conviendra que le cabinet d'examen aitété porté à la température moyenne au moins une heure auparavant et qu'on laisse le feu s’affaiblir au moment de l'examen radioscopique. ;
En été l’appareil fonctionne toujours.
Si on transporte l'appareil d'un endroit froid dans une autre chambre, on ne peut pas s’en servir immédiatement, parce qu'il se produit alors une condensation de vapeur d’eau sur lés plateaux.
Les portesétant fermées, la manivelle vissée, placer les détonateurs en les enfonçant avec soin, fixer le spintermètre sur lé coffre, placer les petits conducteurs, une de leurs extrémités sur le côté des têtes de colonne du spintermètre, l’autre au détonateur.
nl. Cours
L'ampoule étant disposée sur son support, on la pince avec précaution par la partie contenant l’anode, on coiffe avec les boules creuses des grands conducteurs les extrémités métalliques de l’ampouleet on n’a plus qu'à faire tourner les plateaux au moyen de la manivelle.
La vitesse suffisante à imprimer pendant la marche est de soixante à quatre-vingts tours à la minute.
Dans l’amorçage, il faut que le doigt, l’index, qui passe par la petite trappe dela face supérieure pour aller toucher la partie supérieure d’un des deux plateaux internes, soit bien sec. Pour cela, on le frotte sur un vêtement de laine, et aussitôt sec on amorce, c'est très simple.
S il arrive qu on ne réussisse pas après plusieurs essais, la machine tournant toujours à sa vitesse de soixante à quatre-vingts tours, on enduit légèrement le doigt d'or mussif, ce moyen infaillible a l'inconvénient de salir les plateaux, aussi il ne faut l’employer que quand le premier a échoué.
En amorçant, si on plaçait le doigt sur la partie supérieure des plateaux externes, les pôles seraient inversés, l’ampoule présente alors des cercles lumineux et se détériore.
Lorsque le courant passe dans le bon sens, de l'anode (positive) à la cathode (négative), l’ampoule devient d’un beau vert dans la partie située au-dessus du plan de l’anode, c'est-à-dire du côté de la cathode.
Les machines statiques mues à la main et particulièrement celle dont il est question dans cette thèse conviennent surtout au médecin qui n’a pas à sa dispôsition
une source d'électricité ainsi que cela arrive en général
EL He =
à la campagne et même dans beaucoup de petites villes.
Pour se servir dela machine onen fait tourner lamanivelle par un aide.
Mais si le praticien exerce dans une localité où se trouve une usine d'électricité, il peut employer le courant fourni par cette usine, qu’il soit continu ou alternatif, pour actionner directement un petit moteur, ou pour charger des accumulateurs qui l’actionnent.
Ce petit moteur, de 5 à 8 kilogrammes, ne représente pas une grosse dépense. Son prix est d’envirun 100 à 150 francs. On en construit pour courant continu etpour courantalternatif.
L'appareil radiogène à 4 plateaux est disposé pour fonctionner avec un deces moteurs. Dans ce but, le moyeu central entre les deux paires de plateaux porte une gorge circulaire dans laquelle on engage la corde de transmission qui va du moteur placé sur le coffre au moyeu à travers la trappe de la face supérieure.