FONTE
RAPPORT des dépenses.
Épaisseur moyenne.
Volume.
Dépenses
Poids 1/3 d*.
Dépense.
Mètres.
Mètres.
M. cubes.
Francs.
Tonnes.
Francs.
On pourrait même ajouter qu'en renonçant à la forme circulaire, ce qui serait très rationnel, la maçonnerie s'exécutera bien plus facilement que le revêtement métallique. Ce dernier devrait en effet se composer d'un grand nombre de pièces de formes différentes dont l'approvisionnement et l'emploi donneraient lieu à bien des sujétions.
Résistance. — Les épaisseurs indiquées pour la maçonnerie dans les tableaux ci-dessus permettent d'assurer toute la résistance nécessaire. On a exprimé la crainte que les voûtes en maçonnerie provoquent un tassement par suite de rabaissement qui suit généralement le décintrement. Mais avec une construction soignée ce tassement se réduit, surtout pour d'aussi faibles portées, à quelques millimètres ; d'ailleurs les revêtements en fonte donnent lieu également à des tassements qui déterminent dans les nervures des efforts anormaux et dangereux. Aucun des deux systèmes n'a donc de supériorité à ce point de vue.
Etanchëité. — Il a été dit que le revèlement métallique, sous les grandes pressions d'eau, permettait seul d'obtenir une étanchéité
absolue, qu'il est, au contraire, à peu près impossible ou tout au moins très difficile d'obtenir dans les voûtes en maçonnerie, même avec les chapes les mieux faites avec soin et à l'air libre. II y a beaucoup de vrai dans cette affirmation. Cependant il ne faut pas perdre de vue que le revêtement métallique n'est pas absolument étanche par lui-même et qu'il n'acquière cette qualité qu'après l'injection du mortier entre le revêtement et le terrain. Et, encore, faut-il y apporter un soin tout spécial pour éviter les suintements par les joints. Aux siphons de la Concorde et de Clichy, tout le monde a pu observer, après l'achèvement du travail, des suintements très appréciables.
D'autre part, les essais faits au collecteur de Clichy ont montré que l'injection pouvait être appliquée aux voûtes en maçonnerie et qu'elle assurait un remplissage parfait de la maçonnerie et des vides qui l'entouraient, ainsi qu'une étanchéité absolue.
Ce n'est donc pas au revêtement en lui-même, mais à une bonne exécution de l'injection qu'il faut demander Fétanchéité.
Effet des vérins. — Le revêtement métallique offre immédiatement aux vérins un point d'appui inébranlable pour l'avancement du bouclier. La maçonnerie ordinaire, même au mortier de ciment, ne peut offrir les mêmes ressources. A moins d'attendre longtemps et de ralentir la marche du travail d'une manière inadmissible, on ne peut reculer l'avancement jusqu'au moment où elle fait sa prise complète. Même dans ce cas, il faudrait craindre des écrasements. Il n'en est pas de même avec les maçonneries de pierre de taille ou de blocs artificiels en béton offrant des joints minces et bien réguliers. Il serait possible de répartir la pression des vérins directement sur ces maçonneries par de larges patins ou une poutre mobile. La surface d'appui, par mètre courant de développement de voûte, serait alors soit de la moitié de la surface de la section transversale de la voûte si on tient compte de la découpe des joints, soit de la surface entière si on dispose les patins de manière à appuyer sur les deux rangées en saillie et en retraite. Les efforts se calculent en supposant le bouclier de longueur égale au diamètre, et, en admettant 5 t. par mètre carré de surface de frottement dans les terrains faciles et 20 t. dans les terrains difficiles. Le
tableau ci-après donne dans ces diverses hypothèses la pression à supporter par centimètre carré :