PRIX
du
de
mètre culte de déblai.
revient.
Fr.
Fr.
Les siphons de la Concorde et de Clichy donnent des prix très
élevés, parce qu'il n'a pas été possible d'isoler du forfait les puits et autres ouvrages accessoires. Au contraire, le souterrain de Glasgow donne un prix très bas, parce que le calcul du prix de revient tient compte de parties exécutées sans air comprimé. Enfin, au souterrain de Blackwall, il a fallu lutter contre des difficultés exceptionnelles et, en outre, le prix donné doit comprendre les aménagements intérieurs, notamment l'enveloppe eu briques vernissées.
Toutefois les chiffres de l'avant-dernière colonne montrent que le prix du déblai varie de 100 fr. pour les travaux relativement faciles à 150 fr. pour les travaux en mauvais sol.
Ce renseignement suffit pour établir, pour chacune de ces deux catégories de terrains, le prix de revient d'un ouvrage avec revêtement en fonte ou en maçonnerie. On supposera, en outre, que les boucliers sont payés 1 000 fr. la t. et ne font qu'un parcours de 500 m.; et que le prix des revêtements en maçonnerie ou en fonte sont ceux résultants des tableaux des pages 405 et 406. Au total, on ajoutera 15 p. 100 de faux frais et bénéfice et on obtiendra les prix de revient figurant dans les dernières colonnes.
Quoique ces prix soient évidemment sujets à bien des variations suivant les localités et les circonstances, la comparaison avec certains prix connus figurant dans la colonne d'observations montre qu'ils se rapprochent très sensiblement des résultats pratiques.
Souterrains courants. — Les travaux du collecteur Clichy constituent l'application du bouclier aux souterrains courants pour lesquels les prix de maçonnerie et de fouille sont bien inférieurs à ceux qui viennent d'être donnés ci-dessus.
La maçonnerie s'exécute plus aisément avec un bouclier que par les méthodes anciennes dans l'embarras des étais : il est donc permis de dire qu'il y aura plutôt économie. Il en est de même des déblais qui se font en pleine masse sur un front bien libre, au lieu d'opérer par reprises successives. La véritable économie néanmoins provient du remplacement des boisages par le bouclier.
Un souterrain de chemin de fera deux voies revient en moyenne à 1 500 fr. et les boisages constituent souvent le 1/3 de la dépense; en admettant même la proportion rare du cinquième, les boisages
coûteraient 300 fr., tandis que l'amortissement d'un bouclier pesant 100 t. et coûtant 100000 fr., sur la longueur parfaitement admissible d'un kilomètre, n'entraîne qu'une dépense de 100 fr.
Il est donc possible d'affirmer que pour les souterrains de cette nature il y a économie, sécurité et rapidité à employer le bouclier.
On a essayé dans le tableau ci-après de déterminer pour divers diamètres le prix de revient de souterrains de cette nature par les deux méthodes. La maçonnerie est comptée pour 50 fr., la fouille boisée 18 fr., la fouille non boisée 12 fr. et l'amortissement du bouclier à 1 fr. par tonne et par mètre courant : ce qui suppose un parcours de 1 kilomètre. On a supposé, pour simplifier, la section circulaire.