Magnésium
i . Sel amer de Gatalayud en Espagne
MgS*H- 12 Aq.
Seiddam kmatrcu, dégage beaucoup d*eau ; cette eau n'est point acide. Le sel fond et ne change
plus à la température où le verre entre en fusion. 11 dégage de la chaleur et durcit lorsqu'on fait tomber une goutte d'eau dessus. En faisant cbaufPer le sel desséché sur le charbon ou entre les pincettes, on le fait de nouveau entrer cti fusion. Sur le charbon, et à un certain degré de température, il se pénètre de feu presque instantanément et jette un éclat qui dure autant que Tiusufilation. Dès lors
la ntotièfé est infosible , et a perdu ion tfeide snlfbrtqiie. P<ttée sur du papier de Ferttambuuc hu-
mecLô, ou sur dn papier de tournesol rougi, elle colore i' un et l'autre en bleu.
Avec le horaœ et le sel de phosphore, le ael amer
se comporte comme la magnésie (pag© 405).
Avec la soude, lise gonfle, mais ne fond pas; la masse jette une odeur d'hépar lorsqu'on Thumecté. Si Ton dépose an atome du sel desséché sur
du terre où la soude est en excès , ce dernier prend la couleur de l'hépar.
Avec la dmoluUan de eobeUt, il donne une couleur rose, dont la nuance est belle, quoique pâle.
â« Magtiésiteàe Baudissero, MG\
Seule j dans le matras, ne dégage point d'eau, ou ti'en dégage que fort peu. ChaulSée sur le clkorbon, elle se fêle un peu , et subit un retrait considérable. Elle agit ensuite sur le papier de Fernamboue
liumecLé à la manière des alcalis. •
Avec le borax y le sel de phosphore, la soude et la sokuion de cobalt, présente les phénomènes décrits au sujet de la magnésie , page i05.
, 3. BoroettedeLunebourgy MgB^
Seule, dans le matras, u éprouve point d'altération.
Sut le charhon, fond et se boursoufle* La perte de verre est diflîcile à obtenir transparente, et
M$ MIHÉIIAIJX» 979
se hériase, en refroidissant, d'aiguilles cristallines. Le verre est jaunâtre tant qu'il esl chaud , mais devient blanc et opaque par le refroidisse^ ment.
Avec le boraœ, se dissout facilement en un verrv diaphane, qui offre une teinture de fer.
Avec le sel de phosphore, se dibsout aisément eo un verre transparent, susceptible de devenir opa« que par le flamber. Pour une proportion plus con* sidérable de boracite , il devient de lui-même opa
que en refroidissant.
La soude la dissout. Si l'on ne met à l'essai que la quantité de soude nécessaire pour obtenir un
Terre transparent à l'état liquide, il tonne, en se refroidissant, des cristaux à larcçes facettes, aussf parfaits que ceux du phosphate de plomb. Ave une plus grande proportion dé soude on obtient un verre diaphane, non susceptible de cristalliser, et qui n'est autre chose qu'une dissolution de magnésie dans du verre de borax.
jR. Si après avoir décomposé la boracite sur le charbon avec de la soude , on la réduit en une pou* dre fine ; si l'on dissout cette poudre dans un peu d'acide muriatîque ; si Ton trempe ensuite dans la dissolution iJiit* bande dt* pa[)icr, et si après l'avoir fait âéchej:on l'imprègne d alcool , et qu'enfin on l'allume, la flamme produite devient verte vers la fin de la combustion.
^ÊQt CARACTfttW raOQIHMTlQUBS
4. Chondrodite de Pargas, d'Aker, et d'Amérique. Brucite des Américains. US,
Seule, dans le matra$, noircit au feu (i) , mais ne donne point d*eau en quantité notable, La couleur noire disparaît par legrillage à l'air libre. Est
infiisible sur le charbon, La chondrodite la plus ferreuse devient opaque et brune dans les points où la chaleur a agi am le plus d'intensité. Celle qui contient moins de fer, par exemple , celle
d* Aker , devient blanc de lait par TeiTet de la chaleur.
Avec le borax, se convertit par une fusion lente 9 mais compléta 1 en un verre diaphane qui offre une légère teinture de fer. Si le verre est saturé de ehon-
drodite, il perd sa transparence au flamber; mais il ne tourne pas au blanc laiteux , il devient demitranslneide et cristallin.
Aiûee le $el de phosphore, se décompose assez facilement, et donne un résidu siliceux demi-trans* parent; le verre est clair et incolore, mais devient
opalin par le refroidissement.
M) Presque tous les silicates dp mn!rn(^<*i(» recèlent une substance combustible, qui se charbonne lorsqu on les chauffe dans des vases t'ernus. Lorsque ensuite on chaufle le minéral à 1 air libre , la couleur noire disparaît par la combustion du charbon. La •céstite en mC vn eiemple remarquable.
MB «raÉtuini.
Une petite qua ni ité de soude la transibriue en une s€orie grise de difficile fusion. Airec une plus forte dose, elle se gonfle et devient infu^ible*
Avec ta solution de eobaU, elle donne , au moyen d*un feu ftrdent , une couleur rouge pâle , qui n'a rien d'agréable à Tœil. La chondrodite de Pargas donne du brun gris, parce que la présence du fer anéantit l'action de l*oxide de cobalt sur la magnésie.
' 5. PyroUolithe de Pargas (i) , MS*.
Seule, dans le matras, donne de Tean» noircit et dégage un gasdont l'odeur est empyreumatique.
Blanchit par le grillage, lorsqu'on lacliauiïea Tair libre , s entie et fond à demi sur les bords en un émail blanc légèrement bulleux.
Aiyec le borax, se convertit par une fusion facile en un verre diaphane.
Avec le sel de phosphore^ se décompose et donne un résidu consistant en un squelette de silice demitransparent. Le verre est diaphane et incolore , et devient opalin en refroidissant.
(\) NoRPfT^sKôLD (Bidrag lUl narmare kannedom af Finlands Minernlicr orh Gcognosie , 1 H. p. 51) regarde re fossile comme forme de ÀS-' -hCS^ ^(IMS' -{-lAq ; mais sa ressemblance marquée avec la steatile de liayrfuLh donne liea de penser que la chau\ et l alumine n'en fout point partie cneolielle.
Avec la soude , se dissout en un Terre transparent^ légèrement coloré par le fer.
Aœe la êohHm de cobaUy on n*obtieAt de tx>n-
lour bien tranchée que lorsque la matière d'essai est tondue sur les bords; elle donne alors un verre bleu tirant un peu aur le rouge (i).
6. Ecume de mer, de Turquie, et de Vaiecaa en Espagne, MS' -h 5 Aq,
Seule dans le ma/ras> donne de Tean , répand une odeur d'empyreume, noircit.
Sur le charbon, retourne au blanc, se retire considérablement, et fond sur les bords les pins minces^ où elle donne un émail blanc.
Avec le borax et le sel de phosphore, se comporte comme le fossile précédent.
Avec une quantité suffisante de soude, fond et se convertit en un verre transparnet : trop ou trop peu de soude rend le verre opaque.
Avechsolulwnde cobaUj prend ane belle couleur lilas.
(1) En raison àt la gnndo qaantité de magnésie contenue
dans ce fossile , on aurait pu s'attendre h obtenir un verre rouge; mais d'antres niinf^rnux, (^calcinent chargés de magnésie , tels que la matacolilhe de Tjùlten , donnent aussi un verre bien , tandis que quelques-uns , qui le sont moins , donnent un verre rouge. Je ne connais pas encore la raison de cette tnemtlie.
1 , Serpentine noh\e f de ^yttgrufva^ près de
Seule dmt le mairà , donne de l*eaa et noireit.
Sur le c/wr6an^ blanchit par l'action de laclialeur, et peut , au mojen d'un boa £eu > se résoudre en émail dans lee pturtie^mineetf.
Avec le 6oma?, la dissolution s'opère lenff;ment. Son réôuitat est un verre transparent et verdâire.
Avec le iei de phosphore, se eomporto eomne les firasilee précédents*
Au moyen d'une certaine quantité de soude , o« obtient, non sans diiliculté, une masse à demi liquéfiée , qui offre Taspect de Témail. Si la dose de sonde est plus forte» la matière s'enfle et devient infueible»
La disioiution de cobalt lui donne une couleur ronge*