‹ De l'emploi du chalumeau dans les analyses chimiques et les déterminations minéralogiquesChapitre 145 sur 179 · Essonite · texte numérisé non relu

Essonite

a) De CèyUmj kaneeistein.

Seule j ne se rembrunit point au feu ; fond aisément ; le verre a d'abord la même couleur que le fossile, mais devient ensuite verdàtre; dans les deux cas îi est transparent.

Avec le borax, se dissout facilement en un verre transparent, très-légèrement coloré par du fer.

Avec le sel de phosphore, se comporte comme les précédents.

Avec la soude, se résout en un yerre vert, qu'une plus forte dose de soude transforme en une scorie grise de difficile fusion.

b) Du Brésil.

Sa couleur rouge-sombre ne devient pas plus

sombre au l'eu; elle fond aisément en un grain noir dont la surface est métallique, mais qui n'est pas très-attirable à Taimant.

Dans le borax ^ la dissohuion s'opère avec la plus grande facilité, et donne un verre coloré par du fer.

Avec le sel de phosphore, la décomposition a lieu

comme pour les autres grenats.

Avec la soude, le minéral est décomposé; une très-petite quantité de soude donne naissance à un

DBS MiHÉRAUX

verre noir; une plus forte dose le change en une scorie infusible.

t27. ïdocrase, Hauy a foit deux espèces distinctes de ce minéral et du précédent qui diffèrent des grenats par la forme primitive* Ce ne sont cependant que des mélanges en diverses proportions des mêmes silicates, et ce que nous avons dit des grenats s'applique à ces deux iossilcs. Le temps fera voir s'il existe entre eux une différence essentielle autre que la forme.

a. Vésuinemiey du Vésuve et de Fassa.

Fond très^isément, se boursouHe en fondant, et donne un verre sombre qui » exposé à la flamme extérieure, devient jaune et transparent.

Avec le borax, se dissout aisément en un verre diaphane coloré par du fer.

Avec le sel de phosphore , se décompose facilement, et donne pour résidu un squelette de silice. Le verre devient opalin par le refroidissement.

Avec la soude ^ se vitrifie plus difficilement que les grenats; le verre une fois obtenu peut se transformer en une scorie par l'addition d'une nouvelle quantité de soude.

R, La propriété qu'uni les idocrases de se dissoudre si facilement dans le borax et le sel de phosphore, tient à une autre propriété dont elles sont douées : celle de se boursoufler à unë certaine température; quand ce boursoullement a lieu en

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présenee des flux, ceux-ci trouTcnt plas de voies ouvertes pour pénétrer dans la masse du minéral, et

agissent sur un plus grand nombre de points. Quant àladiniculté avec laquelle elles se résolvent par la soude, il faut Tattribuer à ce qu^elles contiennent une quantité de fer beaucoup moindre que les grenats.

b. Egerme d'Ëgra.

Fond , sans perdre auparavant sa transparence , mais avec boursouflement| en un verre diaphaue verdâtre et huileux.

Avec les fiuœ, se comporte comme le minéral précédent,

c. Lolnatet idocrase magnésienne de Gorkum et

de Frugord.

Seule, devient opaque, se crevasse et se transforme ensuite par une fusion facile, accompagnée de boursouflement, en une perle verte ou jaunâtre

qui païaît contenir des parties hétérogènes.

Dans le borax ^ se dissout presque instantanément avec un léger boursouflement.

Avec la soude et le sel de phosphore , se comporte comme les fossiles précédents.

d. Cyprine, idocrase cuivreuse de Tellemarken en Norwège.

Une ignition modérée n'altère pas sa belle couleur biciir. laiil (ju'cllc est cliauiie elle paraît noire, mais elle revient au bleu eu refroidissant. Elle fond aisément en se boursouflant avec violence

et produit une perle buUeuse qui est noire au feu d'oxidation , mais qui, au feu de réduction, offre une couleur rouge, développée par de Toxidule de cuivre.

Avec le borax, la dissolution s'opère aisément et donne un verre diaphane , qui verdit au feu d'oxidation* Au feu de réduction il devient incolore, et s'il n'est pas suffisamment saturé de cyprine, la réaction du cuivre ne peut pas se manifester sans le secours de i'étaio.

Avec le sel de phosphore , la décomposition a lieu sur-le-champ , et la matière dressai forme, en se tuméfiant, une masse giaceuse qui est verte après le refroidissement , et qui, traitée à la flamme intérieure, devient rouge à la surface. Si l'on a pris une grande quantité de sel on peut bien développer la couleur verte du cuivre, mais la couleur ro uge ne se peut obtenir qu'à l'aide de Tétain*

Avec (a soude j ou a un verre noir qui comporte une plus forte dose de soude que les précédents* L'essai de réduction donne beaucoup de cuivre.

B. MiTsciiERLicH a fait voir que l'oxide de cuivre appartient à la même classe de bases isomorphes

que la chaux , la magnésie , l'oxidule de fer, etc. ;

mairies exemples de la substitution de la première base à l'une quelconque des autres , sont extrêmement rares dans le règne minéral. Toutefois la cyprine en est un.

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