Uauyne d'Italie
Seule dans te malras, ne donne point d'eau.
Sur le charbon j perd sa couleur et fond en un verre bu lieux.
Dans le borax , se dissout avec effervescence en
lin verre diaphane qui jaunit en refroidissant de même que le verre de gypse. Le verre saturé devient opaque en refroidissant.
bans le sel de phosphore j se dissout avec effer-
3Q6 CABACtim PmOQlMTiaUBS
veseence et donoe pour réaidu on 8qii«ieite de siliee. Le verre devienl opalin.
La soude Tattaque difiicileaient , et la transforme en une scorie qui n'eat viireuae qu'à Textré* mité du bord le plus aaillant, et qui^ en ae refroidissant, offre la couleur rouge de l'hépar.
Cea réactioas se rapprochent tellement de eellea que préseate le lapia-lazuli , que Too peut présumer que ces deux fossiles ont aussi beaucoup
de ressemblance sous le rapport de la coiu position.
12* Tourmaline, Seborl (kali-tourmalin).
b) — Ncin de KârmgMdui.
SeulCj dans le matras, ne donne point d'eau.
Sut k charbon, fond avec un boursouflement très-actif, et blanchit. La partie boursouflée se résout difficilement en une boule demi-transparente d'un gris jaunâtre.
Dans le 6oraa?^ se dissout aisément et avec quelque effervescence , eu un verre transparent , qui ulïre, tant qu'il est chaud , une faible teinture de fer.
Dans le sel de phosphore, se décompose aisément,
produit une vive effervescence , et donne pour résidu un squelette de silice. La boule de verre résultant de la dissolution devient opaline.
Avec la soude , se résout avec beaucoup de peine * en un verre de difficile fusiuii , qui devient encore plus in fusible par suite de Taddition d'une nouvelle quantité de soude.
0M6 MIKliHAUX. 367
b) — Noire de Bwey en Angleterre.
Seule y se bouiboufle et donne ensuite, sous forme de scorie , une masse noire de dilEciie fusion. Se comporte à l'égard des ilux comme la précédente.
c) — Verte du Bré$U,
Seule, se boursoufie, noircit, se vitrifle sans entrer en fusion parfaite, et donne après une bonne
insutHatioD, une scorie arrondie ^ jaunâtre et bulle use.
Dans le borax, se dissout assez facilement en
produisant d'abord une légère efter\esccnce. Le verre oiïre une faible teinture de fer, et tient en suspension des particules biancbes qui résistent long'temps à la dissolution.
Avec le sel depJwsphore, se comporte comme la précédente*
Avec la soude, même siuiilitude; le verre qu'elle donne est pourtant un peu plus fusible. Sur la feuille de platine , n'offre point de traces de manganèse.
13. Mica. Voici encore une forme cristalUne affectée par une multitude de composés divers qui souvent se comportent très-différemment sous Faction du chalumeau. Néanmoins le mica est, ainsi que l'amphibole, le grenat, etc., susceptible d'une certaine formule générale^ dans laquelle il suffirait de remplacer les bases isomor-
368 CARAGTÈBKS PYftOGMOSTlQUES
phes les unes par les autres, pour en déduire les formules particulières aux diverses variétés. Mais cette formule chimique n'est pas encoïc exactement connue, et Ton ne sait pas bien à quelle classe de corps isomorphes appartiennent les combinaisons qui y entrent. Une partie essentielle du mica est KS^ combiné avec plusieurs atomes de AS, mais à cette partie essentielle se joint toujours fS, souvent et quelquefois 115*
Comment ces substances annexes peuvent-elles se substituer les unes aux autres? c'est ce que nous ne savons pas encore. Les principales analyses de mica, publiées jusqu'à présent, sont, outre celles de Klaproth et de Vauquëuk, les analyses que M. U. Rose a faites dernièrement, et par lesquelles il a reconnu que tout mica contient des traces plus ou moins sensibles d'acide fluorique, et une petite quantité d'eau. Mais ces résultats mêmes ne peuvent pas nous donner une idée parfaitemèntcette de la formule chimique représentative du mica. Les analyses de M. Rose donneraient bien une formule chimique, si dans les silicates de fer et de manganèse la base était un oxide; cette formule serait alors KS^ -^i^AS, où Ton peut remplacer un plus ou moins iiraud nombre d'atomes de AS par un silicate d'oxide de fer ou de manganèse. Mais dans les expériencesqu*ii a faites pour reconnaître ce qu^il en est, M.Rosb aeonstamment trouvéque le
bES MlKéRAUX. 369
mica ferreux, chaullV- jusqu'au rou^e dans unecorniie , développait une couleur verte^ et agissait sur l'aimant, sans qu'aucun dégagement de gaz indiquât une désoxidation de Toxide présumée
A ces incertitudes viennent se joindre les diffé--
renées de polarisation de la lumière dans les difierenles variétés du miea, et Texempie remarquable donné par M. Biot^ d'un mica très-^magnésien, lequel ne possède qu\in axe, lorsque les micas ordinaires en uni deux.
Quant aux phénomènes que présentent, ù une haute tenipéi ature , les diverses sortes de micas, Rose a reconnu que celles qui contiennent d'un demi à un pour cent d*acide fluorique^ perdent leur éclat et deyiennent mates par Tignition dans des vases clos. Les antres perdent bien leur transparence, mais elles prennent un éclat demi-métalilqne , argenté ou doré. La cause de la ternissure des micas les plus riches en acide fluorique , gît évidemment dans la dégradation quesuldt la surface dû leurs lamelles , lorsque 1 acide ÛQorique 8*empare d'une partie de la silice qu'elles contiennent pour se dégager sous la forme d*acide fluorique silice. Il résulte de ces considérations générales que les micas doivent , ainsi que les grenats, yarier avec les localités , et qu'il est impossible de tirer des phénomènes qu'ils présentent dans les essais au chalumeau, un caraclère distinctif de l'e»*
370 GARACTÈRBS PYRaGNOftTlQUBS
pèce et commun à toutes les variétés* En consé-* quence, je vais donner ici le détail des phénomènes relaiiib à quelques-unes d'entre elles.
a) Miea de Brùddbo et de Finbo
KS' -h fS^-^iOAS (i), (Rose). Son siège est dans do granit.
Seul y dans lematras, il donne une eau qui offre à la température où le verre commence à fondre, des signes très- prononcés de la présence de l'acide fluorique* Le mica chauffé jusqu'à ce point prend un vert sombre, devient mat à sa surface, et rude au toucher. Uougi dans la llamme à l'aide du chalumeau j il devient blanc ou gris-blanc , et conserve son éclat y mais se couvre d'inégalités provenant du boursouflement de sa substance. Se fendille sui- les bords dans le sens de la stratification des lamelles, et fond en un verre bulleux d'un gris jaunâtre.
Dans le borao), se dissout facilement et avec effervescence en un verre qui offre la couleur verte
du fer. Celui qu'on ;i fait rougir daus le matrasse dissout sans effervescence.
Avec le sel de phosphore^ se décompose aisément et se tuméfie do manière à former un squelette transparent, de la présence duquel on s'aperce-
' (1) U contkDt en outre pour cent d'aeMe flooriqne.
DBS MllfÉftAOX. 371
vrait à peine s'il ne déformait pas la rondeur delà boule* Si Ton Q*a mis à Tessai qu'une petite quantité de mica , ce squelette se dissout en totalité au moyen d'une bonne insulllalion ; mais pour une plus grande quantité de micay la majeure partjie devient insoluble. La boule de verre deyieni; opaline en refroidissant.
Avec la sotuie, se gonile et se transt'oriae en ui^e
scorie tumescente , d'abord verte ^ puis grise» dont
le côté exposé à raction immédiate de la flamme peut seul donner un verre transparent, qui offre une légère teinte de vert. Sur la feuille de platine, donne des signes très^marqués d'un contenu de manganèse.
Avec la solution de cobalt, donne un verre noir, b ) Mka de V Amérique uptentrionaie. Son siège e^t dans du granit.
Seul, dans le malros^ (dégage de l'eau sans devenir opaque. A la température où le verre se fond , il prend un blanc métallique argenté; donne des traces peu sensibles d'acide fluorique.
Sur le charbm, tourne au blanc laiteux, et fond ensuite à une température très-élevée, mais seule-*
ment sur le bord extrême, où il forme un émail blanc ^ la paillette la plus mince ne peut pas se résoudre en boule*
Dans le borax , se dissout d'abord avec une légère effervescence , mais ensuite sans mouvemeat ap-
37â CAftACBBilBS PYROGNOSTIQUES
pareût. S'il a été préalablement rougi au feu jusqu'à perdre sa transparence , il se dissout ensuite sans effervesceDee avec le borax.
Dans le sel de phosphore, se dissout d'abord complètement, si la quantité mise à Tessai n'est pas considérable. Se décompose ensuite difficilement , en donnant pour résidu un squclelte siliceux de peu de masse. Le verre devient opalin, mais seulement après une insufflation prolongée.
Avec la soude , donne une scorie blancbe qu'on peut transformer en un verre diaphane dans les points les plus eiposés à l'action de la flamme.
Avec la solution de cobalt, fond au bord et s'y colore en bleu.
c) Mica de la carrière calcaire de Pargaê. La pièce d'essai faisait partie d'un prisme hexaèdre.
Seul, dans le malras , donne un peu d'eau saiib changer d'aspect. A un feu vif, ne donne aucun signe d'un contenu d'acide fiuorique. Conserve sa
couleur enfumée ainsi que sa transparence, lors même qu'on le fait rougir dans la iïamme activée par le chalumeau. Fond aisément en un verre blanc de lait qu'on peut obtenir en boule. La partie non
foiidue (ie la pièce de mica ne perd rien de sa transparence.
Dam le boraœ, se dissout facilement et sans la
moindre effervescence. La lame de mica gît tranquillement dans iesilux, et, conservant sa transpa-
DBS MINÉRAUX. 373
rence, s'amoindrit peu à peu Jusqu'à ce qu enÛD elle disparaisse entièrement.
Avec le sel de phosphore, se décompose facilement et donne pour résida un squelette de silice d'une transparence parfaite; le verre est opalin.
Avec la soude, se gonfle ^ toorne au blanc laiteux, et se résout ensuite en une perle opaque qui devient blanc de lait par le refroidissement.
Avec la solution de cobaU, donne un bleu clair dans les parties fondues , c'est-Â-dire sur les bords.
R. Si la forme extérieure de ces trois derniers fossiles n'indiquait pas que ce sont des micas , il ne serait pas naturel de les rapporter à une même espèce , d'après les phénomènes qu'ils présentent à l'essai j la fusibilité du mica de Pargas, et ladillicultéy pour ne pas dire l'impossibilité, de fondre celui d'Amérique » sont des signes d'une composition chimique très-diverse. Ces différences répondent à cellei que nous avons remarquées entre le schorl commun et la tourmaline apyre, dont la composition est aussi très-différente.
44. Talc, Ce que j'ai dit des micas s'applique très-bien aux talcs, ainsi que le prouve le détail des essais suivants :
a) Talc vert-clair transparent, de la vallée de Bine.
Seul, ne dégaj^e point d'eau ; ne perd point sa transparence par l'effet de i'ignition. A un feu vif, s'eifoHe, blanchit dans la partie sur laquelle la
374 CARACTÈRto PTR0(il«4Mf taVBft
chaleur a agi avec le plus d'iatensité^ mais ne fond pas.
Se dissout , dan3 le horaco, avec une vive effervescence, mais au£^i avec iaciiité, en un verre trs^as^parept.
Dam le sel de phosphore ^ se décompose facilement ^\ avec e£iarvescence , et doane un squeieUe siliceux et transparent, et an verre opalin*
Avec la soudPy se gonfle et se transforme en une scorie blanciie à demi-fondue.
Anee la êokUion de cobaU^ donne un rouge trèspâle.
b) TalcofHiquettanede la vallée de FenestroUe*
Se comporte comme le précédent, si ce n'est qu'il ne fait pas effervescence avec les flux d'une manière aussi active.
c) Talc verdMre translucide de bkjttgrufwa, près
de Fahlun.
Seul , dans le matras , ne donne aucune trace d'eau, s'éciaircit un peu sur les bords, mais ne perd pas sa transparence par une ignition modérée. Exposé à un feu plus ardent, il blancbit , de-
Vient eeai lieux , et s arrondit au bord en une masse blanche et huileuse.
Dans le boraœ, se dissout avec efifervescenoe en
un verre transparent, qui présente, tant qu'il est chaud I une teinture ferrugineuse. Une partie
résiste d'abord à la dissolution, mais fond ensuite très*lentemeyat et sans effervescence. Avec le tri de phosphore, se décompose aisément; donne un squelette debilice presque diaphane, et un verreopalin.
Avec la soude, se gonfle et fond en un vem opaque diffieilement liquéfiable , que l'on peut obtenir clair par une certaine proportion de soude. En général, ce verre en absorbe beaucoup. Avec la sokition de cobaU, donne du rouge à un feu vif,
H. C'est ainsi que se comportent les espèces de talc qu'on rencontre dans la mine de Fahlun.
d) Taie Mme de la Ckme » Âgalmatolithe.
Seul dans le matras y dégage une eau qui sent Tempyreume. La matière d'essai noircit, comme il arrive ordinairement de la serpentineet des silicates de magnésie. Sw le charbon^ blanchit au feu, de-
vient écailleux à la surface, et offre quelques signes de fusion ai extrémité de la partie la plus saillante.
Avec le borax , se comporte comme les fossiles précédents, si ce n'est que le verre ne prend point
couleur.
Avec le sel de phospiwrey point de décomposition. Au commencement , une vive efiferveseence a
lieu ; en même temps la pièce diminue de masse,
et ce qui en reste paraît tout-à-Cait insoluble.
Avec la soude et la solution de cobalt , se comporte comme le fossile précédent.
e) Talc noir de Fmbo , près d e Fah i u n .
376 CARACTÈRES PTROONOBTIQUES
SeiUj dans le matms, dégage une grande quantité d*eau ; cette eau offre des traces très-sensibles
d'acide flaorique après l'ignition de la matière d'essai. Chauffé jusqu'au rouge, ce minéral prend une couleur plus claire et une teinte verdâtre; il fond ensuite assez facilement en un Terre noir.
Avec le borax, se dissout aisément et sans effervescence remarquable, en un Terre chargé d'une forte teinture de fer.
Aiypc le sel de phosphore , se décompose aisément et donne pour résidu un squelette de silice. Le Terre offre une teinture ferrugineuse, tant qu*il est chaud , et devient opalin en refroidissant.
Avec un peu de soude , se dissout en un verre noir qu'une plus forte dose de soude rend difficile à fondre , et colore en brun jaunâtre. Sur la feuille
de platine , offre des traces très-légères de manganèse.
Parmi les fossiles que l'on considère comme des
restes d'une ancienne organisation , nous n'en avons que deux dont on puisse reconnaître la nature au moyen du chalumeau. Ce sont deux sels d'alumine.