Oœides de cérhmé
Seul, Toxidule passe à Télat d'oxide. Ce dernier ne change pas, même au feu de réduction.
Le borax dissout Toxide dans la flamme extérieure j et en fait un beau verre rouge ou jauneorangé foncé, dont la couleur s'allaibiit par le
198 CABACTftlIS PYROftHOBTiam
refroidiaseinent et se réduit iinaieiiiciit a une teiute jaunâtre; au flamberi ce verre prend la blancheur de Témail. Au feu de rédaction il perd sa couleur.
Pour une plus forte propoiîion d'oxide, le verre, traité par le feu de réduction , tourne de lui-même au bkuic d'émail et devient crietaUin en se refroidissant*
Avec le sel de phosphore , l'oxide donne , par la fusion I un beau verre rouge qui , en refroidissant, perd sa couleur , et acquiert la limpidité de Feau.
Au feu de réduction le verre devient incolore, mais ne dissout jamais assez d'oxide pour devenir opa« que par le refroidissement.
Avec la soude , il ne fond point ; la soude passe dans le cbarbon, et Toxidule de cérium demeure à la sur&ce; sa couleur est le blanc ou le grisblanc.
Les réactions de i*oxide de cérium ressemblent
beaucoup à celles de l'oxide de fer , surtout lorsque l'oxide de cérium est combiné avec la siiice , parce que cette dernière substance empêche que le verre qu'il forme avec le borax ne perde sa transparence; les oxidules de fer et de céi iuin ne se comportent cependant pas de la même manière à Tégard des fondants; mais quand ils se trouvent combinés ens^nble et avec la silice , ce qui est le cas ordinaire, on ne peut pas reconnaître à laide du chalumeau la présence de l'oxide de cérium.
DBS OXIDIS MtTALUatlBS. iâ0
20, Oxidô de manganèse.
Seulj il ne fond pas , mais brunit à un feu vif.
Avec le borao), il fond et se convertit en un verre transparent, couleur d'améthyste , lequel devient incolore au feu de réduction. Si la proportion d*oxide est forte , il faut, à l'instant où l'on cesse de souiller^ renverser le verre réduit sur un corps froid ; il reprendrait couleur par un refroidissement lent. Pour une trèfr- forte proportion d'oxide, le verre, exposé à la flamme extérieure , finit par prendre une teinte si foncée qu'il paraît noir ; mais il suf&t de le tirer en fil pour s'assurer de sa transparence.
Aoec le iel de phosphore , il fond aisément et donne un verre transparent, qui e&t in colore au feu de réduction , et couleur d'améthyste au feu d*oxidation; mais la couleur n'est jamais tellement foncée que le* verre ne conserve sa h'ansparence. Tant que ce verre est en fusion dans la flamme extérieure, soit sur le fil de platine, soit sur le charbon , il bouillonne et dégage un gaz. Cette effervescence cesse au feu de réduction, m*ais recommence aussitôt qu'on expose le verre au feu d'oxidation. On peut expliquer ce phénomène en disant que la perle de verre s'oxide à la surface, que la rotation du verre liquide fait entrer la partie
130 CAftACTÈRKS F¥R0Gll4MrrlQUES
oxidée dans Tintérleur de ia maBse, et qu'alon Toxigène est. «biné pttr l'acide phoepboriqae en
même temps que le sel d'oxide se change en sel d'o^duie. De là vient aussi que le sel de phosphore ne, prend jamais la couleur d'améthyata que jucH qu'à un certain point , parce qu'il n'y a qu'une certaine proportion de sel d'oxide qui puisse rester dans le verre. Eu général, le verre métallique, fiûtavec le boraZf CBt plus aisé à maintenir à l'état d*oxidation qu'à l'état de réduction ; par contre , le verre fait avec le sel de pbospliore se soutient mieux à Tétat de réduction oompiète, et a' est pas 4Soinplètement oûdable*
Si le verre produit par le sel de phosphore et Toxide de manganèse contient une quantité d*oxide tellement petite que la couleur ne soit pas sensible, on peut la rendre manifeste en appliquant un cristal de salpêtre sur la perle liquide de la manière que j*ai décrite à Tarticle^iSa/pé^fe^ en traitant des réactifs et de leur emploi. Le salpêtre fait écumer la masse, et l'écume prend, parle refroidissement I une couleur améthyste ourose-palC| suivant que la quantité de manganèse est plus ou moins grande»
Avec la sùude, l'oxide de manganèse fond sur la
feuille ou le fil de platine, en très-petite quantité, et donne une masse verte , transparente , qui êe fige par le refroidissement et devient d'un ^t
bleuâtre* L'essai, réussît mieux sur la feuille de
platine. La dissolulioa de i oxitle de manganèse dans la soude a lieu avec écoulement sur les bords» jce qui permet de reconnaître avec facilité la couleur de la niasse saline après le refroidiseement. Un ïuiiliemo d'oxidc de manganèse dans la matière d'essai I colore sensibiemeiit la soude en vert; on peut reconnaître à cette couleur jusqu'aux moindres traces de manganèse.
Le manganèse n'est pas réductible avec la sonde dans le charbon ; mais s'il contient tant soit peu de fer , on peut réduire ce métal et le séparer par la méthode ordinaire*
21 • Oxide de zinc.
Seulj il prend au tVui une couleur jaune qu'on aper^it bien au jour , mais non à la clarté de la lampe. La couleur blanche reparaît après le refroi* dissement. Il ne fond pas, mais jette un vif éclat dans l'incandescence , et se dissipe peu à peu au feu de réduction , tandis qu'une fumée blanche se dépose tout autour sur la surface du charbon*
Avec le borax, il fond aisément , et donne un verre transparent qui devient laiteux au (lamber, et qui, pour une plus forte proportion d'oxide^, prend la blaneheur de l'émail en refroid^sant* Au
I3S CAHACrÈKbS PVHOGNObllUUEb
feu de rédaction le métal se sublime et le charbon
se recouvre d'une fumée blanche à une ligne de distance du verre.
Avec le sel de phosphore, il se comporte comme avec le borax, à cette différence près qu'il se réduit
et se sublime moins facilement avec le premier qu'avec le second. Sous le rapport des réactions qu'il produit y il ressemble à la plupart des terres proprement dites.
La soude ne le dissout point ; mais, traité par ce réactif sur le charboui il se réduit et couvre le support de fumée de zinc ; avec un bon feu on peut faire
paraître jusqu'à lailammedc ziac. Cette réaction est le caractère principal de Toxide de zinc; et dans les fossiles qui en contiennent , comme la gahnite par exemple , c'est à la fumée blanche dont le
charbon se recouvre quand on les traite par la SQude^ qu'on reconnaît la présence de cet oxide.
Avee la MohUion de cobaU, il donne une couleur verte.
ââ« Oande de iuiimitm.
Seul, exposé à la flamme extérieure sur la feuille de platine, il n'éprouve aucun changement. Sur le charbon il se dissipe en peu d'instants; en même
temps le charbon se couvre d'une poussière rouge ou jaune-orangé. Ce phénomène est si marqué dans l'oiide de cadmium^ que les minéraux qui 9
DBS 0XIDB8 IIÉTALLIQDB8. 433
comme le carbonate de zinc, contiennent un oq deux pour cent de carbonate de cadmium , étant
exposés un seul instaut aa feu de réduction, déposent à peu de distance de la matière d'essai, un anneau jaune ou orangé d*oxide de cadmium que l'on aperçoit d'autant mieux que le charbon est plus refroidi. Cet anneau be forme bien avant le commencement de la réduction de Toxide de zinc y et si les flocons de zinc se montrent en même temps , c'est une preuve que Ton a poussé l'insufflation trop loin; mais si l'on ne peut découvrir aucune trace jaune avant que la fumée de zinc commence à former un dépôt sur le charbon , on doit en conclure que la matière d'essai ne contient paâ de cadiiiium.
Le ôorod? en dissout une très-grande quantité sur le m de platine , et donne naissance à un verre transparent, dont la couleur jaunâtre disparaît en grande partie par le refroidissement ; si le verre est à peu près saturé, il devient laiteux au flamber, et s*il Test complètement , il prend de lui-même la blancheur de Témail en se congelant. Sur le charbon , ce verre éprouve un bouillonnement continuel; le cadmium est réduit et se volatilise, et le charbon se couvre d'une poussière jaune qui est de Toxide de cadmium.
Le de phosphore en dissout aisément une grande quantité et donne lieu à un verre transpa-
134* GARAefftm moGHcmiQu^
rfût qui f à l'état de saturation , devient blaiie de lait par le jaboidiMement.
Avec la sovdc, il ne tbnrl pas sur le fil de platine. &ÙT le charbon il se réduit, se volatilise, et laisse afNPôa lui nue trace otreulaire de couleur Jaunâtre.
Oxide de fer.
Seul, il ne change pas à la flamme extérieure» mais noircit et devient magnétique à la flamme
intérieure.
Aoec le borax, il donne au feu d'oxidalion im Yorre dont la couleur rouge>8ombre s'éclaireit par le rifiroidimemeDt et ee termine par une Ceinte Jau<-
nâtre, ou même par Tabsence de toute couleur. Si la proportion d'oxide est forte , le verre devient opaque à Tétai liquide, et prend par le refroidissement une couleur d'un jaune sombre et impur* Au feu de réduction il devient vcrt-bou teille , et si la réduction est portée au plus haut degré possible, il acquiert une vive couleur vert-bleuâtre, tout-è-*fait semblable à celle du vitriol qui s'obtient en dissolvant du fer dansTacide sulfurique étendu d'eau. L'application de Fétain accélère la réduction totale de Toxide à Tétat d'oxidule. La couleur vert-bouteille appartient à Toxide ferrosa-femcum^ et devient quelquefois si foncée qu'elle en paraît uuire. Tant que le verre ne contient que de Foxide de fer» il est transparent à Tétat liquide f mais
BBS OliUS MÉTALUOCBS. 196
aussitôl qu'il 89 trouve exposé au &u de féinç^ iioii| et que Toxide ferrosinferriemn eommenee àse
former, il devient opaque, et continue de l'être jusqu'à ce que sa réduction soit parvenue au poiué où il ne reste plus que de Toxidule » terme auipiel il redevient transparent. La couleur verte de Toxi-'
dule est très-belle tant que le verre est chaud ; uiais elle s'âfTaiblit par le refroidissement et devient iiU'* perceptible pour une petite quantité de fer*
Avec le sel de phosphore il fond et offre les mêmes phénomènes de coloration qu'avec le borax ^ mai% la couleur perd davantage par le refroidis8emeat;[ au moyen de Vétain on peut la feire disparaître presque complètement. Un verre qui contient beau* coupdoxide de fer, donne, par Tapplicatioa de l'étain, une couleur pâle d'un vert bleuâtre; quelquefois, au premier instant du refroidissement, la boule vitreuse revêt un gris perlé ; mais cette apparence s'évanouit quand ou renouvelle TinsulHatioa.
La soude ne dissout point Toxide de fer , mais l'entraîne avec elle dans le charbon ; il s'y réduit ai-» sèment et donne, après la despumatioui une poudre métallique grise et magnétique.