Oœide de nickel
Seul, il n'éprouve point de changement.
Avec le borax , il fond facilement et donne un verre jaune-orangé ou rougeàtre qui, par le refroidissement , devient jaune ou presque incolore. Une plus ibrte dose d'oxide donne un verre qui à > Fétat liquide est opaque et brun-sombre, mais qui devient y par le reiroidissement, rouge-sombre et transparent comme Tacide tongstiqne tBrmgineux traité par le sel de phosphore. Le féu de réduction détruit cette couleur, et le verre y devient grisâtre pai' l'interposition d'une fine poussière de nickel métallique répanduedans sa masse. En prolongeant rinsuffûtion on peut oongkun^er cette ponssièrOy mais nou la faire entrer en fusion. Si Toxide de nickel contient du cobalt , comme cela arrive souvent| la couleur deee darnier métal piend alors le
i2iSt CARAOftoB$ FYReGMOSTIQUtt
ikmm } si le nickel renferme, en méma (empâ de rafseoicy il.ae résout m perle parla fasion.
Avec le sel de phosphore, il fond et présente les mftmes phénomènes de coloration que dans le bo-* rax; mais sa couleur disparaît presque entièrement par le refroidissenient. Il se comporte semblablement au feu d'oxidation et de réduction ; par quoi il se distingue de Toxide de fer, avee lequel il a d'ailleurs beaucoup de ressemblance dans ce* genre d'essai. L'application de Tétain ne produit d'abord aucun changemeal; mais ensuite le nickel se précipite et la couleur s'évanouit. On peut alors s'apercevoir de la présence du cobalt, s'il yenaj niais le verre bku qu'il donne est opaque , et en général on découvre moins bien le cobalt de cette manière que dans le verre de borax.
La 90ud0 ne dissout point Toxide de nickel. Une grande quantité de ce fondant le fait passer dans le charbon ; il s'y réduit aisément, et donne par le lavage de petites particules métalliques , blanches, brillantes, qui sont attirées par Faimaat avec plus de force peut^tre que le fiv doux. Si la quantité de soude est relativement petite, la masse demeure à la surface du charbon ^ mais le nickel ne s'en réduit ]MS moins, et se retrouve par le 1»* vage de ki masse. Le nickel pur né se fiind pas au chalumeau. Le nickel qui contient àm tracei>
DES OlIOES METALLIÙLES. 430
d'araenic ne fond pas avec la soude ; mais si l'on
y met du borax , il fond et se transforme en une boule qu'on peut forger et aplatir ^ mais dont les bords se déchirent ordinairemeot sous le marteau, et sont magnétiques à un haut degré.
â6. Bimuth, ocoide de Usmuth.
Seul , l'oxide de bismuth fond aisément sur la feuiiie d6 platine, où il forme une masse d'un brun sombre qui devient jaunâtre par le refroidissement. Soumis à un feu très-intense, il se réduit et perfore
le platine. Sur le charbon il se réduit instantanément en un ou plusieurs grains métalliques.
Avec le borax, il fond sans prendre couleur, à la flamme extérieure. 11 se réduit à la flamme intérieure f et donne au verre un œil trouble et grisâtre , provenant de l'interposition des particules
du métal dans sa masse.
Le sel de phosphore le dissout et le transforme en
un verre brun-jaunâtre, tant qu'il est chaud et incolore, mais non complètement clair après le refroidissement. Au feu de réduction y particulièrement avec l'étain , on obtient un verre qui est clairet incolore tant qu'il est cbaud , mais qui perd sa transparence et prend une couleur c^ris-noir en se congelant. L'oxidule de cuivre présente à peu près les mêmes phénomènes dans les mêmes cir-
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constaBees, avec cette diftérence, que b ooulenr
qu'il développe est rouge. Ce fait semble indiquer que le bismuth a un degré d'oxidalion saliQable inférieur à celui que Ton a déterminé par la voie humide.
La facilité avec laquelle on réduit le bismuth , fait que dans les essais au chalumeau i c'est près* que toujours sur le métal même que porte ressai. Il devient alors très-important de pouvoir le distinguer de l'an ti moine et du tellure avec lesquels il serait £Eu^iiede le confondre.
a. ikms le matras, ni l'antimoine , ni le bismuth
ne se subliment à la température que le verre peut supporter. Le tellure au contraire répaud d'abord un peu de fumée (au moyen de i'oxigène de Tair atmosphérique) , et Ton obtient ensuite un sublimé
gris de tellure métallique.
b« Dam le ùumrt, l'antimoine donne une fumée blanche qui en recouvre intérieurement la
paroi, et que l'on peut chasser d'une partie à Tautre du tube^ au mo^eu de la chaleur, sans qu elle laisse de trace. La boule métallique s'environne d*une quantité très-notable d*oxide fondu.
Le tellure répand une grande quantité de fumée» qui s'attache aux parois du verre sous la forme
d*une poussière blanche susceptible de se fondre et de se transformer en gouttes limpides et incolores lorsqu'on vient à la chaufifer. Une petite partie se