‹ De l'emploi du chalumeau dans les analyses chimiques et les déterminations minéralogiquesChapitre 36 sur 179 · Oxide de cuivre · texte numérisé non relu

Oxide de cuivre

Seul, exposé au feu d'oxid»tion , Toxide de oui* vrese convertit , par la fusion , en une boule noire qui ne tarde pas à s'étendre sur le charbon , et qui se réduit en dessous. An feu de réduction, et à une température qui ne suffît pas pourfendre le cuivre, roxide est réduit et brille de Téclat métallique qui distini^ue le cuivre; mais aussitôt que l'insufTlation cesse I la surface métallique se réoxide et devient noire ou brune (i). Exposé àunechaleur plus forte, il donne un grain de cuivre par la fusion.

Avec le borax, l'oxide de cuivre fond aisément au feu d'oxidation , et se transforme en un Lieau verre

(1) ViAuy , qui avait à Fablun une fabrique de cuivra coosidérablc, qu'it dirigeait et surreillatt avec le plas grand soin, raintfqiia qoe les minerais provenant de différentes parUes de la mine exigeaient des traitements diOiérents pour que le déchet

métallique ri^sultant de la scorification n'outrepassât point une certains limite. Ain de reconnaître sur - le - champ quand le contenu en enivre d'une scorie s'ét.iît accru, il Tes'îrTvait au chahinirau , f*u pxposont de minci'S et larges écailles j innièremcnt au teu <i oxidaliou , pour brûler et enlever le souire,

lo

) iO càiuctëres p\bog^ostiqi:e^

vert qui devient iocoloreaufeu de céduction, mais

qui prend en se solidifiant une couleur voisine du rouge cinabre et devient opaque. Si 1 uxitit' de cuivre est impur, ce verre devient ordiuairement brun foncé, et ne prend l'aspect de. Témail qu'à la flamme intermittente. Si la proportion de cuivre est considérable, une partie de Toxide se réduit en grains fondus, ^ue l'on obtient en brisant le verre*

Avec le sel de phosphore^ il fond et présente les mêmes nuances quavec le borax. Si la proportion de cuivre cet peu oonsidérable, le verre exposé au feu de réduction devient quelquefois transparent et rouge comme un rubis; ce pht'iionieiic a lira vers Tinstant de la congélation. Ordinairement le verre devient rouge, opaque, et semblable à un émail*

Lorsque la quantité relative de cuivre est tellement petite que le feu de réduction ne peut pas développer le caractère de l'oxidule, on ajoute à la

masse un peu d elaiii ^ ce qui s'applique au verre

puis aa fea de lédaclion» de manière à ce que la flanune s'éteiidti

sur la surface grillée* Quand une scorie contient du cnivie» on voit alors paraître sur cette sarface des pointa, des stries et des taches qui ont la roiileur et le brillant de ce métal, et dont la quantité indique celle du cuivre contenu dan?; îa scorie. Rarement on peut obtenir une scorie tout-h-fail exemple de traces de cuivre; mais Td'il apprend bientôt à distinguer un déchet excessif d'un déchet ordinaire.

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téii avec le sel de pbeephofe comme ttn ràrre de borax ^ l'^^i souffle an instant. Le yem prée^

demment incolore devient alors rouge et opaque par le retroidissemcnt. Si Ton soufTle trop longfempe, leeaiyre se préeipîie sons forme métttlU'* que , partieaHèrement daoe le eel de phwtAiote , et

la coloration est détruite.

Avec la mtde, Toxide de cuivre se résout sur

le fil de platine en un beau Verre vert, qui perd dé sa couleur et devient opaque par le refroidissement. Sur le charbon^ la masse est absorbée et Toxide réduit. U n'y a probablement aucun moyen possible, autre que la réduction au chalumeau^ de découvrir des quantités relatives de cuivre aussi petites que celles que Ton peut mettre en évidence à raide de cet instrument , dans tous les cas où le cut^ vre n*estpas encombinaisonavec d'autres métaux, qui , étant comme lui susceptibles de se réduire^ peuvent masquer ses propriétés. Dans ce dernier cas il faut employer le borax avec Tétain. Quand 1^ cuivre et le fer se rencontrent ensemble j un même

esbai les réduit, cliacun de son côté, en particules distinctes , que Ton peut reconnaître à la couleur , et séparer au moyen de Taimant.

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