‹ De l'emploi du chalumeau dans les analyses chimiques et les déterminations minéralogiquesChapitre 38 sur 179 · Oxide d'argent · texte numérisé non relu

Oxide d'argent

SetU , il se réduit en un instant»

Avec le boraœ, il est en partie dissous et eu partie réduit. Au feu d'oxldation, le verre tourne » par le refroidissement , an blanc de lait , ou prend les

couleurs de l'opale, suivant la quantité d'ar^j^ent dissous, lors même que cet argent y a été mis à l'état métallique. Au feu de réduction , il prend un œil grisâtre , qui tient a l'interposition des particules d'argent réduit disséminées dans sa masse.

Avec le sel de phosphore , Toxide ainsi que le métal donnent au feu d'oxidalion un verre jaunâtre qui prend les couleurs de l'opale , lorsque la proportion d'argent augmente : vu par réfraction et au jour , il paraît jaune; vu de la même manière à la

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lumière de la lampe , il ofte une couleur rouget

ti e. 11 devient grisâtre au feu de réducLioii,demême que le verre de borax.

Les autres métaux nobles , Tor, le platine ^ Tiridium , le rhodium et le palladium , ne réagissent

point avec les flux, et sont inoxidables. Tout ce qu'on peut se proposer en les traitant par les flux , se réduit à Toir s'ils ne renferment pas d'autres métaux plus oxidablesdont les fondants s'emparent et par lesquels ils sont colorés. On peut encore les fondre dans du plomb parfaitement pur et les coupeler sur laeendre d'os, pour juger, d'après la couleur de la coupelle chargée d*oxidede plomb, s'il s'y trouve quelques métaux étrangers. De ceux que uous avons nommés , l'or est le seul que l'on puisse obtenir en culot ; les autres forment , après la séparation du plomb, une masse infusible , grise, légèrement poreuse, qui prend l'éclat métallique sous le polissoir d'acier. Celle de platine et celle de palladium sont malléables.

B. Substances résultant de la eombinamn des corps

combustibles*

i. Sulfures métalliques.

On les reconnaît à Fodeur d'acide sulfureux

4W GAHIAT* PIB* il» fiOmilMilOllS

qo'ib répamlaiii pendunl n^'m \m griUe sur le ehirlNNi, m àam m Pûie de vem. lorsque la

quantité de soufre contenue dans un composé métallique est trop petite pour que cette odeur 'eoitieiMibi6) on foHrme par la fusion de la soude avee la tiliee une perle de verre sur laquelle on applique un petit grain de la substance que Ton veut essayer; si cette substance contient du soufre, le mm prend ^ immédiatement ou par le refroidisae- 4Mnt, «ne eoulenr rouf^ ou jaune, suivant la quantité relative de soufre. Mais si les métaux coloraient aussi le verre au point de masquer la «oulettr due au soufiref alors on grillerait la matière d'essai dans un tube ouvert où l'on aurait introduit supérieurement un papier de Fernambouc ; une quantité de soufre insensible à l'odolat suffirait pour le blancbir. Oo doit suivre ce pioeédé particulièrement pour le'grillagedes mines d'antimoine, où il est difficile de reconnaître Todeur du soufre , à cause de l odeur également piquante que développe la vapeur d*antimoine«

L'objet principal que Ton a ordinairement eu vue, dans l'essai des sulfures métalliques, est - fie reconnaître Tespèce de métal qui est entrée en eombinaison avec le soufre , et c'est pour cet effet que l'on doit chasser cette dernière substance le plus complètement possible au moyen du grillage. Un prend en conséquence pour pièces d'essai des

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lames minces, sur lesquelles l'air a plus de prise que sur des masses égaies de forme ronde ou cubique. Pour leur conserver la forme lamellaire y on fait au commencement un fea doux et incapable de les fondre. Si la fusion a lieu, ce que Ton a de mieux à faire est de choisir une nouvelle pièce d'essai A un certain point de Topération , quelques sulfures perdent la faculté de fondre ; Ton peut alors faire un feu plus yif, afin de hâter le terme du grillage et de décomposer le sulfate qui se forme ordinairement pendant la première partie de IV pération. Ce grillage se fait très-bien sur le charbon; il nefaut pas le tenter sur la feuille de platine, parce que ce dernier est souvent attaqué par le métal. Lorsqu'on veut éviter Femploi du charbon, on peut sans difficulté effectuer l'opéfation sur une feuille de mica, en ayant soin de choisir^ pour cet effet , une espèce de mica qui ne soit pas trop fusible.

Ce n'est qu'après que le grillage est terminé,

que l'on peut tirer parti des réactions produites par les Ilux. La réduction par la soude exige en particulier l'expulsion intégrale du soufre; pour peu qu'il en reste , ou il se forme des sulfures mé« talliqnesdans lesquels on ne reconnaît pas les métaux, ou ceux-ci sont dissous et entraînés par le sulfure de soude , en sorte qu'après le lavage de la masse, il ne reste rien dans le mortier.

CABACT. PYR. DBS GOMBIMAISOIIS

2, Séléniures métalliques.

On les reconnaît plus aisément que tous les autres composés métalliques du même ordre, à i'odeur qu'ils répandent lorsqu'on les ehauffe à la flamme extérieure ; pour mieux la percevoir il faut mettre sous son nez la matière d'essai encore chaude. Cette odeur est très-forte , très-désagréable , et ressemble à celle du raifort pourri ; elle suffit pour trahir la présence de la moindre trace de sélénium.

Avec le verre de silice et de soude, les séléniures offrent la même réaction que les su II lu es métalliques; mais leur couleur disparaît plus aisément par une insufflation prolongée que celle des sulfiires.

H est souvent très-facile d'obtenir le sélénium

à l'état métallique , au moyen du crillage dans un tube ouvert. £u inclinant convenablement ce tube , on peut ménager le courant d'air qui s'y établit, de manière à produire Toxidation des métaux coiubinés avec le sélénium 5 en même temps que celui-ci se sublime et développe une couleur rouge. Lorsqu'un séléniure se rencontre avec un sulfure , le sélénium se sublime à l'état élémentaire, tandis que le soufre se dégage sous la forme

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d'acide Bulfureux. Quelques galènes de Suède coutiennent une petite portion de sélénium que Von

peut mettre ainsi à découvert. Si le sélénium se trouve engagé avec le tellure , l'oxide de tellure se sublime d'abord, et ensuite , plus près de la place échauffée, se dépose le sélénium sous la forme d'une poussière rouge. Le sulfure d'arsenic se sublime quelquefois avec toutes les apparences du sélénium; mais l'odeur qu'il répand n'est pas la même.

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