‹ De l'Emploi du Chloral: En Clinique ObstétricaleChapitre 22 sur 41 · OBSERVATION XIII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XIII

É (LecacHeur ; loc. cit.)

Eugénie C..., âgée de 34 ans, constitution robuste, entre à l'hôpital Cochin le 24 janvier 1870. Elle est enceinte de son quatrième enfant.

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Examinée à 8 h. du matin, elle déclareque la poche des eaux s’est rompueà 5h. du matin. Au toucher, on diagnostique une première position du sommet. L'orifice présente une dilatation de 2 centim. A 2 h. 30 après midi, les contractions ne sont pas encore établies. — On prescrit un grand bain d'une heure, à la suite duquel l’utérus commence à se contracter. À 8 h. 40, on constate qu'il y a une äouleur toutes les dix minutes. Le travail n’avance point.—On fait prendre à la femme 2 gram. de chloral dans deux cuillerées à bouche de sirop de Tolu; trois quarts d’heure après, elle tombe dans un profond sommeil. Les contractions continuent. À 6 h. du soir, interpellée plusieurs fois, elle s’éveille. À ce moment, l'orifice est dilaté de 5 centim. et la tête s'appuie contre l’orifice. La malade n'a rien senti depuis que le sommeil à commencé, — 7 h., dilatation complète. La parturiente dort. A 7 h. 10, l'accouchement se fait naturellement. La dernière douleur est faiblement perçue par la femme. L'enfant est en excellente santé.

3° Travail suspendu ou ralenti par une douleur excessive. — Dans certains cas le travail, qui avail très bien commencé, s’arrète Lout à coup. Les douleurs, jusqu'alors fortes et fréquentes, se ralentissent et peuvent même cesser. Voici, d’après Cezeaux, quelles sont les causes qui peuvent donner lieu à ces phénomèênes.

Une impre:sion morale vive, une discussion, une mauvaise nouvelle (ceci se rapçorte absolument à ce que nous avons dit dsns notre première indication à propos des femmes nerveuses) ; une douleur causée par une maladie antécédente ou concomitante. Quelquefois ce sont des vomissements très douloureux et très fréquents, des douleurs vives dans les muscles du dos et du ventre, des coliques, d’autres fois des crampes violentes produites par la compression exercée par la tête du fœtus sur les nerfs sacrés. — Dans tous ces cas, les femmes éprouvent une douleur très intense qui est encore exagérée par la contraction utérine et cherchent à suspendre celle-ci autant que cela leur est possible. Il est du devoir du médecin d'intervenir le plus promptement possible. Or, si l’on fait disparaître la douleur accessoire, le

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travail reprend son cours. Les anesthésiques étaient lout indiqués ; aussi les médecins anglais ont-ils souvent employé les inhalaüons de chloroforme, et toujours avec succès. Malgré toutes nos recherches, nous n’avons pu découvrir qu'un cas où l’on ait employé le chloral, et encore l’observation est elle incomplète ; nous ne pouvons donc que la signaler. Cette tentative a été faite par M. Liegard (de Caen‘). Avons-nous beecir d'ajouter qu'elle a été suivie d’un entier succès !

4 Contracture du col. — Dans les douleurs utérines excessives, la dilatation du col reste stationnaire, par suite du resserrement spasmodique, de la contracture de l'organe causée par l'excès même de la douleur. Dans ce cas, le doigt, introduit, trouve le bord mince, tranchant, dur ; la tempéralure en est très élevée et le contact extrêmement sensible. Ces contractures se rencontrent indifféremment chez les pléthoriques et les lymphatiques. Ici le chloral recoit une double indication : comme antispasmodique, il lultera contre le spasme lui-même ; mais c’est surtout comme anesthésique qu'il devra être employé, car, en dominant ou détruisant la cause (douleur), il fera nécessairement disparaitre l'effet (spasme). Plusieurs moyens ont été employés. On a conseillé des applications d'extrait de belladone sur le col ; on a proposé encore des bains généraux et la saignée (jusqu’à arriver à la syncope). Ge dernier moyen nous parait trop dangereux. Les orands bains ne sont pas très pratiques en un pareil moment. Quant à la belladone, nous reconnaissons que c’est un bon moyen qui a donné d’excellents résultats ; mais le chloral a sur ce médicament l'avantage d’agir sur l’état général, en calmant la douleur. On avait d’ailleurs essayé les anesthésiques (chloroforme) ; mais en un pareil cas, si le chloroforme est indiqué, le chloral ne l’est-il pas bien plus? C’est le chloroforme que P. Dubois a employé dans le cas suivant.

1 7h Franca y Mazorra.

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