‹ De l'Emploi du Chloral: En Clinique ObstétricaleChapitre 32 sur 41 · OBSERVATION XXI · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXI

(A. Caarrier; Annales de Gynécologie, 1871.)

La dame X..., âgée de 23 ans, se trouve au septième mois de sa grossesse. Interrogée sur son état habituel de santé, elle déclare avoir eu des

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aitaques de nerf à l’époque de ses règles, être sujette à des suffocations, à un sentiment de constriction à la gorge ; en un mot, elle est hystérique. Depuis quelque temps, elle s'endort facilement ; ses jambes etses pieds sont enflés. Elle accuse une douleur au creux épigastrique. Les urives sont albumineuses. On prescrit des purgatifs salins, du vin de quinquina, des dragées ferrugineuses. Au bout de quinze jours, tous ces symptômes ont disparu. Un mois après, surviennent soudain deux attaques d’éclampsie d’une durée de deux minutes. Le toucher montre que le col n’est pas encore complètement effacé. Nulle trace de travail commencant. À 8 h. 10, troisième attaque de deux minutes. On administre un lavement avec 4 gram. d'hydrate de chloral. Au bout d’un quart d'heure, la malade s'endort d'un sommeil calme. On place alors une petite vessie en caoutchouc destinée à achever la dilatation. A 10 h., légère attaque qui dure une minute et demie. Nouveau lavement de 4 gram. A midi, la vessie tombe dans le vagin : la dilatation est complète et les contractions parfaitement établies. À 2 h. 10, très légère attaque, consistant en que!ques contractions musculaires de la face. Lavement avec 2 gram. de chloral. On rompt la poche des eaux, puis on procède à l'extraction, parle forceps, d’un enfant pâle, respirant à peine. Les membres sont flasques. Au bout dedemi-heure de soins, la respiration devient large et régulière. — Vingt minutes après l’accouchement, on procède à l'extraction du délivre. La femme dort d’un sommeil calme. Elle se réveille à 4 h,, mais nese rappelle rien. Les attaques ne reparaissent plus et les suites de couches

sont normales.

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