CONCLUSIONS
I. — L’endocardite maligne pneumococcique, bien que beaucoup moins fréquente que l’endocardite streptrococcique, est loin cependant d’être d’observation exceptionnelle.
IL. — Elle apparaît comme une endocardite aigué, généralement secondaire à un épisode pulmonaire aigu, et à l’inverse de l’endocardite d’Osler, elle ne se greffe qu’exceptionnellement sur des lésions valvulaires préexistantes d’origine infectieuse (6 fois sur 36),
ou congénitale (obs. n° 1).
II. — Sa symptomatologie ne présente pas de différence marquée avec celle des autres endocardites malignes ; les signes d’endocardites sont relativement frustres et disparaissent derrière ceux de la septicémie. L’hémoculture s’est montrée constamment positive sauf dans deux cas.
Les embolies ne s’observent que dans 30 % des cas.
IV. — La prédominance des lésions sur le cœur gauche est certaine. Mais les lésions du cœur droit sont beaucoup plus fréquentes (1/3 des cas) que dans les autres endocardites malignes.
D’après nos observations, la valvule mitrale et méme la valvule tricuspide seraient plus fréquemment lésées que la valvule aortique, contrairement à l’opinion courante.
V. — Nous signalons la possibilité d’une endocardite pneumococcique greffée sur une lésion congénitale (obs. n° 1).
VI. — L'évolution est pour ainsi dire constamment fatale, et toute thérapeutique inopérante.
Vu : LE DoYEn : Vu : LE PRÉSIDENT DE LA THÈSE : BALTHAZARD. CLERC.
Vu et permis d'imprimer :
Le Recteur de l'Académie de Paris :
S. CHARLÉTY.