Ple:yel. Rondo. (Moyenne difficulté). Sfr
Ignace Pleyel, élève de J. Haydn, se proposa pour modèle les œuvres de ce célèbre compositeur. S’il n’avait pas son génie, il lui ressemblait au moins par une prodigieuse fécondité. Ses productions ont joui, pendant longtemps, d’une vogue immense qui, bien à tort, fit délaisser presque entièrement celles de son illustre maître. Par un retour de l’opinion, les œuvres de Pleyel tombèrent peu à peu dans un oubli complet. Cet artiste, d’un talent réel, ne méritait « ni cet excès d’honneur ni cette indignité, » ainsi que l’on pourra s’en convaincre par le joli fragment que nous présentons ici.
APPENDICE
17. Haydn. Andante de la Symphonie impériale. (Assez difficile) 5 fr.
Des paroles attribuées au comte d’Artois (Charles X) (a Je ne vous dirai pas, j’aime ») ont popularisé le thème de cet andante sous la forme d’une romance que l’on a chanté pendant longtemps et que l’on chante aujourd’hui encore. Le caractère vocal domine, en effet, dans cette mélodie empreinte, au plus haut degré, d’un sentiment de tendresse ingénue tout particulier au génie de Haydn. Ce morceau, autant par la pensée première que par les détails, les développements, les justes proportions, offre un de ces rares chefs-d’œuvre dont ce maître inimitable a créé de si parfaits modèles.
T 8. Weber. Air du Freyschütz. (Assez difficile).
5 fr.
Cet air, écrit dans la partition allemande avec accompagnement d’Alto obligé, devient, transcrit pour le piano , un fort joli morceau de salon. L’efl’ét en est complet car, outre la partie vocale où l’on peut mettre en lumière de précieuses qualités de style, il renferme quelques traits brillants qui permettent au virtuose de faire valoir ses doigts. La manière dont ce morceau est édité (deux grosseurs de notes) en vendra l’interprétation facilement compréhensible. Les grosses notes représentent le chant et les notes plus petites les parties d’accompagnement.
19. Boccherini. Menuet du 1 1® quintette. (Assez difficile) 5 fr.
Boccherini, né à Lucques en 1740, est un compositeur d’une individualité très-caractérisée. S’il n’a pas le génie de Haydn, il lui ressemble au moins par la simplicité, par le naturel des contours ; et, chez lui, ces rares qualités conservent encore une originalité particulière. Sa manière , svelte et gracieuse, ne se confond avec aucune autre. Le menuet que nous avons transcrit offre, en quelque sorte, un spécimen des œuvres de ce maître dans lesquelles les couleurs douces se rencontrent plus fréquemment que les accents énergiques et passionnés.