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douleur est trop intense, jusqu’à faire appliquer quelques sangsues. Enfin il conseille de mettre l’épicondyle, ou les autres parties douloureuses, en contact avec l’électrode positive d’un courant galvanique d’intensité moyenne, ou bien encore avec un pinceau faradique.
M. le D' Molle, qui en dix-huit mois, a eu l’occasion de soigner une dizaine de cas de cette névralgie, nous donne uue description exacte de l'attitude du malade, et des mouvements que provoque la douleur.
« D’habitude dit-il, le malade se présente son bras « demi-fléchi, le coude écarté; il désigne la région an- « téro-externe de cet avant-bras comme le siège de « douleurs assez vives survenant au cours des mouve- « ments ei persistant même au repos. Certains mouve- « ments sont particulièrement douloureux par exemple « ceux qui concourent à l’acte de la préhension le bras « étendu. »
Dans son travail M. le D' Molle nous entretient ensuite de la localisation de la douleur. « Quand il s’agit de dési- « gner un siège précis de la douleur ; les malades ne sont « jamais affirmatifs, ils montrent une région et non un « point. C’est alors que l'exploration minutieuse vient « lever les doutes.
Pour explorer les points douloureux M. le D' Molle place le bras en demi-flexion et demi-pronation ; puis pressant sur l’épicondyle, il provoque chez son malade, une douleur bien localisée, très vive « qu'il n’a jamais « ressentie.en cet endroit. »
La palpation de la région antèro-externe ne détermine aucune douleur. Comme dans les observations de M. Bern-
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hardt, il a constaté l’irradiation vers la cupule du radius. En un mot pour M. Molle, la douleur spontanée n’existe ni sur l’épicondyle, ni sur la cupule du Radius mais se constate seulement à la pression. |
Les muscles de l’avant-bras deviennent douloureux, quand on leur fait accomplir les mouvements de prèhension et d’extension.
M. le Dr Molle divise en deux catégories les malades qu’il a observés. Dans la première il range les manœuvriers, dans la seconde il classe les malades « dont la profession. « exige pas un travail manuel considérable ».
Dans cette dernière il signale deux malades, l’un commis-voyageur, l’autre industriel « tous deux ont souvent « l’occasion de faire de longs trajets en voiture, et con- « duisant ils aiment à user d’une facon immodérée du « fouet, s'amusant à le faire claquer à tort et à travers, « sont-ils peu entraînés à ce genre d’exercice? »
Dans la première catégorie,se rencontrent des malades ayant fait la gaulée des noix et la taille du mürier. Voilà comment il décrit les mouvements :
« Pour la taille du mäûrier le paysan travaille de la « façon suivante, il monte sur son arbre, et d’une bran- « che centrale saisie comme point d'appui de la main « gauche, il allonge son bras droit qui armé d’un séca- « teur va couper les branches éloignées ; ce travail dure: « parfois 10 à 15 journées consécutives ; la névralgie est « alors constituée. Pour la gaulée des noix, la perche est. parfois agitée, le bras droit étendu le plus loin possible pour atteindre les derniers fruits.
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