‹ De L'Épilepsie CardiaqueChapitre 14 sur 25 · INTÉRÉT · texte numérisé non relu

INTÉRÉT

L’épilepsie cardiaque mérite de l'intérêt et son étude doit pouvoir bénéficier des nouveaux procédés d’exploration cardiaque, en particulier des méthodes électrocardiographiques pour essayer de dépister le mécanisme qui la produit.

C'est toujours une épilepsie tardive, survenant chez des adultes au-delà de 30 ans, ou chez des vieillards, sans qu’on puisse trouver généralement chez ces malades d’antécédents neurologiques, personnels ou héréditaires, pas de stigmates de dégénérescence,

Et cette manifestation tardive de la névrose qui ouvre la voie aux formes symptomatiques est assez passionnante pour que nous essayions, à son occasion, de soulever le voile si lourd qui pèse encore sur Pépilepsie cryptogénétique et de lui rapporter une de ses causes les plus vraisemblables : les troubles cardiovasculaires.

Les troubles nerveux observés chez les cardiaques sont très nombreux et extrêmement fréquents ; sans vouloir les rattacher tous à des manifestations comitiales il en est certains, cependant, dont on ne peut nier l’origine épileptique.

Telles sont, avant tout, les manifestations convulsives, qu'il s'agisse de la grande crise classique du hautmal ou de convulsions épileptiformes, dont l’aura peut être cardiaque (douleur précordiale, sensation d’étouftement, palpitations).

Tels sont également les accidents nerveux du syndrome d’Adams Stokes.

Si l’on peut discuter l'opinion de Gowers, qui a décrit dans sa Para-épulepsie ou « formes dégradées » certaines défaillances à type vertigineux et la syncope qu'il plaçait aux confins de la névrose en déclarant que, sans nul doute, quelques-unes passeraient à l’épilepsie si l’état de la circulation n’était soigné et amélioré ; il est moins facile de nier la valeur des équivalents épileptiques: fugue, absence, troubles de la mémoire, avec ou sans aura, déterminés par des troubles circu-

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latoires plus ou moins importants et qui ont fait l’objet d'une description particulièrement instructive dans la séméiologie cardio-vasculaire du D' Laubry.

Et la parenté de l’épilepsie avec les troubles démentiels est trop établie pour que l’on ne songe à l’importance des troubles mentaux signalés chez des malades en état de défaillance cardiaque avec ou sans phénomènes convulsifs préexistants.

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