PROCÉDÉ ROUX-SÉDILLOT
Ce procédé consiste : 1° à faire une incision verticale et médiane de la lèvre inférieure, se prolongeant jusqu’au niveau de l'os hyoïde; 2° à faire la section de cet os après avoir, au préalable, enlevé une des deux incisives médianes; 3° à faire la dissection de la tumeur.
Comme il était difficile d'obtenir une coaptation parfaite entre les deux parties du maxillaire, Sédillot divisa celui-ci par deux traits de scie obliques, simulant la forme d'un V couché dont le sommet occupe le milieu de l'épaisseur du corps de l'os. La solidité fut ansi obtenue par l’engrènement de l'angle sallant d’un des fragments, dans l'angle rentrant de l’autre.
Appliquée seule, cette méthode est suffisante; on peut la combiner avec d’autres procédés, de manière à avoir une large ouverture béante, permettant d'atteindre toutes les parties que l’on doit enlever.
Résection temporaire du maxillaire inférieur.
En 1861, Billroth ayant à extirper un cancer de toute la moitié gauche du plancher buccal, employa le pro-
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cédé suivant : Il pratiqua une résection temporaire d'une partie du corps du maxillaire inférieur de la canine droite à l’avant-dernière molaire gauche. Il détacha l'os avec le lambeau quadrilatère de parties molles à base supérieure qui y adhérait.
Cette résection temporaire constitue un véritable délabrement. Après avoir enlevé les parties dégénérées, on remplace le lambeau de telle sorte que les surfaces de section du maxillaire se correspondent exactement. Mais c’est précisément là que réside la principale difficulté, car le fragment momentanément reséqué se déplace aisément, malgré la ligature métallique des dents, 1l faut avoir recours à une suture osseuse et encore n’est-on jamais certain de ne pas avoir une nécrose partielle. Dans les cas les plus favorables, la consolidation est très longue à se faire.