CONCLUSIONS
L. Il est impossible de diagnostiquer cliniquement les tumeurs du plancher de la bouche originaires de la muqueuse, de celles qui ont leur point de départ dans les glandes sublinguales; ces deux variétés de tumeurs constituent le cancer du plancher buccal. Cliniquement, c'est une seule affection (au point de vue étiologique, symptomatologique et thérapeutique).
IT. Relativement peu fréquentes, ces diverses néoplasies ont une série de symptômes fonctionnels et anatomiques qui permettent de les différencier nettement de toutes les autres affections de la région.
IIT. La récidive post-opératoire étant la règle presque habituelle, on est obligé de considérer le pronostic comme grave.
IV. Nous admettons au point de vue anatomique deux formes de cancer :
1° L’épithélioma primitif des glandes sublinguales (rare et mal connu histologiquement). Son point de
LATE départ peut se faire soit dans le groupe principal des
sublinguales, soit dans un des petits groupes aberrants
qui se trouvent sous la muqueuse.
20 L'épithélioma pavimenteux . lobulé, né de la muqueuse du plancher, et propagé secondairement aux glandules salivaires. C’est la forme la plus fréquente
(il s’agit d’un cancroïde).
V. Le traitement uniquement chirurgical peut se faire soit par les voies naturelles {voie buccale), ou par celles que se crée le chirurgien (voie sus-hyoïdienne,
section du maxillaire inférieur). On doit hésiter à opérer les épithéliomas diffus du plancher buccal adhérents au maxillaire inférieur, accompagnés de lenvahissement des ganglions carotidiens. C’est là l'ultime
limite opératoire.
Vu:
Le Président de thèse,
M. POLLOSSON.