‹ De l'équateur à la Méditerranée;Chapitre 146 sur 197 · MONTAGNES · texte numérisé non relu

MONTAGNES

en bordure sur LE NIL

TOTALES

Abou-Diab

Samata

Gimmezah

Deshneh

Hamad et Hamra-Dom . .

Kasr-el-Salamiyeh . . .

Total. . . .

Sayalieh Qouzah.

Kasr n» 2.

CANAUX DU SYSTÈME

GH iLASi (dérivé du Nil) :

I El Higarat.

EL-SAMATA (du Nil) :

Sayalieh Roumeza.

Amyat.

El Rashwanich.

El Maassarab.

Canal de jonction Kasr n® 1.

ABOU SALEM (du Nil).

I Masalha.

Les trois systèmes de la rive droite de Kenneh sont remplis et vidés entre le 46 août et le 10 octobre. Ils évacuent leur eau d'inondation au désert.

Le Fadeliyeh, premier système de la rive gauche, est borné au Sud par le Mah'gar de Gournah et au Nord par celui de Denderah. Il forme une longue et étroite bande de terre limitée à l'Ouest par les collines rapprochées de la chaîne libyque et suit le Nil sur une distance de 69 kilomètres. Les terres du système sont hautes. Par suite des difficultés résultant de leur altitude, on lés a divisées en huit bassins n'ayant ensemble qu'une étendue de 49,551 feddans. Étant donné le peu d'étendue de ces bassins, leur contenance est limitée et, lors des fortes crues, les eaux y atteignent un niveau désastreux pour les terres hautes cultivées en nabari.

NO 67. — SYSTÈME FADELIYEH (rive gauche)

SUPERFICIES EN FEDDANS

TERRES BASSES

TERRES HAUTES

TOTALES

Akiiias-Asmeut

Danfik

Nakada-Khatanah.

Toukh

Zawaivedah

Der-Ballas

Rakabah-Tawerat

Taramsah

Totaux. . . .

Le système comporte un canal principal et les artères suivantes :

FADELIYEH (dérivé du Nil) :

Es-Shaat

El Mclialah.

Sayalleh El-Sas.

TOUKH (du Nil) ED-DEIR MARASHDIEH.

SayaUeh Es-Sheikh.

» Amran.

» Awqat..

Sayalleh Wakf.

» Oubéda.

Le Toukh et le Marashdieh sont également communs au système suivant le Sahel-Farchout.

Le Fadeliyeh, établi à la cote de 8 pics (4",32), a 12 mètres de plafond et 4 centimètres de i>ente par kilomètre. Il débite en moyenne 26 mètres cubes par seconde. Il passe le long des contreforts de la chaîne libyque et alioutit au hod Danfik après avoir fourni aux terres des Sahels l'eau nécx*ssaire à leur irrigation ; plus loin, il alimente partiellement U» Toukh. Ce dernier canal a sur le Nil une belle prise en maçonnerie de cinq arches et [wssède, au kilomètre 26 de son [)arcours, un déversoir qui règle l'inondation dans les bassins. Au moyen d'une sayalleh spéciale, le Toukh inonde les bassins de Taramsah et de Denderah, ces derniers se vidant par le canal du Mah'gar de Denderah.

La plu{>art des « salibehs », digues perjxîndiculaires au Nil, qui séparent ces bassins entre eux, sont munis de ponts-barrages pour le contrôle de l'inondation.

Depuis 1886, le système a été n^îtifié et amélioré j)ar suite de l'allongement du Fadeliyeh, qui fut en même temps approfondi. On fit également une tentative heureuse pour creuser un canal jdans le Mah'gar de Grournahet faire communiquer les bassins d'Esneh avec ceux de Kenneh. C'est ce qui eut lieu en 1887. L'eau du sarf des isystèmes Ramadi et Asfoun passa dans les bassins étroits du Fadeliyeh, où elle fut efficace ; elle s'écoula ensuite à l'extrémité du dernier système par le canal du Mah'gar de Denderah.

De nouvelles améliorations seront bientôt apportées aux canaux du système : le Fadeliyeh sera de nouveau élargi et approfondi, de même que le Toukh et le Deir qui auront une section et un débit tels que leurs eaux pourront s'écouler par le Mah'gar de Denderah.

Le système Sahel-Farchout comprend une grande superficie de terre s'étendant entre le Mah'gar de Denderah, à 282 kilomètres d'Assouan, et le hod El-Samhoud qui forme la frontière septentrionale de la moudirieh de Kenneh, à 101 kilomètres plus au Nord. Cette limite est purement artificielle ; physiquement, le système s'étend jusqu'à Sohag, deuxième chef-lieu de la province de Guii^ueh. Le Sahel-Farchout peut être divisé en deux parties: l'une, comprenant, entre le Mah'gar de Denderah et le bassin Héou-Salibeh, une étroite bande de 12,870 feddans ; l'autre, embrassant une région admirablement cultivée et la plus riche de la Hautc-Égyj)te : c'est le vrai Sahel-Farchout, d'une contenance de 60,000 feddans.

IRRIGATIONS - HAUTB-ÉGYPTE

Sauf le centre du bassin Héou-Salibeh, toutes les terres de la première partie sont hautes. Par suite des difficultés qu'on éprouve à y amener l'eau nécessaire à ses cultures, et qui n'y arrive jamais lorsque la crue n'atteint pas 16 pics et demi (9",91), c'est un des points les plus pauvres de la contrée. Dans le but d'atténuer, dans la mesure du possible, la situation précaire des habitants, résultant de ces conditions défavorables, le Ministère des Travaux publics avait invité, dès 1882, le Moudir de Kenneh à réunir des hommes de corvée en nombre suffisant pour creuser à travers le Mah gar de Denderah un canal destiné à faire communiquer les bassins du Sud du SaheU Farchout avec ceux du Nord, du système Fadeliyeh. Le promontoire graveleux fut entaillé sur une longueur de 9 kilomètres. L'extrémité Nord du nouveau canal devait passer au-dessous du canal Ramsas^ au moyen d'un siphon qui ne put être immédiatement construit par suite de difficultés financières. Cet ouvrage, commencé en 1886, n'a été achevé qu'en 1888. Après la crue de cette dernière année, les eaux du sarf du Fadeliyeh ont franchi le Mah 'gar et sont venues inonder les terres hautes du Sud du Sahel -Farchout.

• No 68. — CANAUX DU SYSTÈME SAHEL-FARCHOUT

ER-RANNAN

SARP HÉOU

SAYALLEH ABOU-HAMOUDI

GADCHB

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