‹ De l'équateur à la Méditerranée;Chapitre 149 sur 197 · PQ 9S · texte numérisé non relu

PQ 9S

■^c^aoocÎQûaffï

>i^ «pa* ««14

»rt -^ MJ

CQ ^ I S

'5 'ôj fc- es *S -^ -^ -5 O c/:) S -J

es

©ICOH!<2JOçOt^OOOiO^©ICO"^;OCOl^OO

Jl

On obtient ainsi un niveau artificiel, mais on diminue le débit des canaux; les Iwissins ne peuvent être inondés qu'en septembre et il se forme d'immenses déi)ôts d'alluvions qu'on ne [R^ut ensuite enlever qu'à grands frais.

La grande étendue du système absorte d'énormes quantités d'eau, môme pendant les mauvaises crues. Elle en exigerait davantage dans les crues ordinaires, mais ses canaux dans leur état actuel ne peuvent les lui fournir. Le Karsah, le Zar7X)urieh, l'Om-Touboul et le Guirgawieh sont les quatre principales artères du Sud Sohag. Un quatrième canal, le Rashwanieh, qui traverse la moitié du système précédent, le sahel Farchout, doit [)rocliainement être prolongé et venir alx)utir à l'angle Nord-Est du hod lîardis.

No 75. - CANAUX DU SYSTÈME SUD SOHAG

KASRAH (du Nil).

Sayallch Abou-Bakar. | Sayalleh Barkel.

ZARZOURIEH (du Nil).

Sayalleh Mcfash.

— Aouled-Eleou."

— El-Othmanieh.

Masraf El-Birbeh.

OM-TOUBOUL (du Nil).

Sayalleh Om-Rizq.

— El-Sabakhah.

GUIRGAWIEH (du Nil).

Sayalleh Sabakhah.

Auibarieh.

— Ilarizat.

Sayallch El-Khor.

Bandar El-Kimanieh.

Hod Sohag.

Le Kasrah est un canal profond et large, avfH^ plafond de 21 mètres ; il débite en moyenne 45 mètres cubes par seconde. Son parcours n'est que de 16 kilomètres et demi ; son tracé suit la base de la chaîne libyque et traverse, dans le sens longitudinal, le hod Bardis. Les eaux se déversent dans le bassin Birbeh où elles séjournent jusqu'à l'époque du « sarf ». Au point où ce canal traverse la digue de Birbeh, il avait été décidé d'établir un pont-barrage pour élever les eaux du Kasrah et leur faire inonder les terres hautes. Pour des aiuses indépendantes de la volonté du Ministère des Travaux pubHcs, ce travail n'a pu être exécuté. De sorte que, si les basses terres du hod Birbeh sont toujours inondées, celles du Nord ne le

sont seulement que par le trop-plein des précédentes et ne reçoivent que de l'eau décantée. Certaines parties hautes du Sud ont dû être divisées en « hochets » et sont irriguées par l'Othmanieh, sayalleh dérivée du Zarzourieh. Ce dernier canal a sa prise à deux kilomètres en aval de celle du Kasrah ; il traverse l'Est du système dans la moitié de sa longueur. Après un parcours de 25 kilomètres, il débouche à l'angle Sud-Est du hod Hiraba qu'il remplit au moyen d'un canal profond qui se prolonge jusqu'à la montagne. L'Om-Touboul, également dérivé du Nil, a 28 kilomètres de développement ; c'est un canal de petite section pour l'irrigation des terres hautes.

Le Guirgawieh, ou canal de Guirgueh, a sa prise à côté de cette ville. Il remplace un ancien canal, le hod Sohag, dont la prise fut détruite par les érosions du Nil. Autrefois simple sayalleh, le nouveau canal, élargi sur 40 kilomètres de son parcours, distribue maintenant de l'eau à 35,000 feddans dont 32,000 de cultures d'inondation.

Ainsi qu'il a été dit plus haut, les recettes d'eau du Sud Sohag ne correspondent pas, surtout en temps de mauvaises crues, à ses besoins réels par suite de l'insuffisance du débit de ses canaux. Les améliorations jioursuivies dans le système sont résumées dans le tableau suivant qui indique le débit actuel des principaux canaux et celui qu'on se propose de leur donner par vingt-quatre heures:

Page 1