N*» 87. - BASSINS DE LA PROVINCE DE MINIEH
NOMS DES BASSINS
Beni-Rhalad et Tana. . . .
El-Tanachaouieh
Takaouieh-Oualkan . . .
Mounkateîn-^ualdéri. . .
Moumbal-el-Bourdanoua .
Garnoussi-Ouardanoua
Salakos
Bassins à Touest du Bahr- Youssef
Total
CONTENÀIfCB
EN
FBDDANS
RÉGIME
Reçoivent Teau au Sud du canal Sabarka, dérivé du Bahr-Youssef, et se vident dans le même au Nord.
Reçoit Teau de Tlbrahimieh et du Bahr-Youssef, se vide dans ce dernier par un pont.
Reçoit Teau du précédentet du canal Safsafa dérivation de ribrahimieh, se vide dans le Bahr-Youssef.
Recevront Teau du Nil directement par TAbou- Bakara qui passera en siphon sousribrahiraieh.
Alimenté par le Moumbal dérivé de ribrahimieh , se vide dans le Bahr- Youssef.
Alimenté par ribrahimieh, le Bahr- Youssef et le Salakoussi, se déverse dans le hod suivant et, par le pont Makba, dans le Bahr-Youssef.
Reçoit l'eau du hod précédent et du Bahr-Youssef, se vide dans le hod El- Kayot à l'Ouest du Bahr-Youssef.
Ses recettes d'eau lui viennent du Bahr-Youssef; il les déverse dans le même.
do
do
NO 88. - BASSINS DE LA PROVINCE DE BENl-SOUEF
SUPERFICIE
NOMS DES BASSINS
EN yEDDANS
RÉGIME
EUSoultanich
Il était desservi par le canal Rashwan et Test maintenant par des eaux prises directement au Nil par le siphon de Feshn. Ce siphon passe sous Tlbrahimieh et emprunte le lit de Tancien Abadieh. Ce même siphon servira de masraf aux cultures séfl de la région.
MouDcha et Ninch
Alimentés par le Bahr-Youssef et le
Nouera et Maria
canal Nineh qui siphonne sous Tlbrahimieh et débite quotidiennement 1,740,000 mètres cubes.
Bahbachinc
Reçoit de Teau du Bahr-Youssef par le pont Hariri et de Tlbrahimieh par la dérivation Abou-Nakhla. Il sera prochainement alimenté directement i)ar le Nil au moyen du siphon Abou- Nakhla qui passera sous Tlbrahimieh.
Rochéicha
Reçoit le trop-plein du Bahr-Youssef lorsqu'il est entré dans le Fayoum,
toute Teau que peut recevoir cette province. Le bassin de Kochéicha et tous les bassins précédents déversent au Nil leui-s eaux d'inondation qui s'écoulent parla digue d'Abou-Kadiga, dans laquelle on pratiquechaqueannée une énorme brèche. îa brèche doit être remplacée par un grand ouvrage d'art muni de portes.
El-Rckka
Reçoit Teau du précédent et du canal Magnouneh. Se vide en partie par la
digue de Kochéicha et en partie dans les
bassins de Guizeh par une coupure.
Rive gauche du Bahr-Youssei.
GUIZEH
Cette province, la plus septentrionale de la Moyenne-Egypte, termine la région des bassins. Elle en possède deux systèmes qui lui sont propres: l'un, sur la rive droite, se compose de onze hods d'une étendue totale de 28,829 feddans ; celui de la rive gauche comprend d'abord le bassin de Rekka, qui dépend de la moudirieh de Beni- Souef et dont la superficie est de 25,523 feddans, et treize autres qui lui appartiennent, formant avec le précédent une superficie totale de 131,213 feddans.
Le système de la rive droite est arrosé par les canaux Khachab et El-Khorman. Le premier, dérivé du Nil, a 80 kilomètres de longueur; il traverse les onze bassins et aboutit à Deir-el-Tin, au Sud des habitations du vieux Caire. Le second, dérivé du Khachab, en amont du pont de Koremat, se dirige vers le Nord parallèlement au Nil; il a été creusé pour l'irrigation des sahels et retourne au Khachab à 25 kilomètres de son point de départ. Le Khachab comporte plusieurs ponts régulateurs, dont le radier a été établi à une cote suffisamment basse pour permettre de le transformer en canal séfi, transformation qui entraînerait celle du système de cultures pratiqué sur son parcours.
Les bassins de la rive gauche sont alimentés à la fois par des eaux que leur apportent le Bahr-el-Lebani, bifurcation du grand Bahr- Youssef, et celles qui, selon les circonstances, peuvent être émises par les ponts de Komi et de Tanah. Toutefois, les eaux d'inondation leur sont principalement fournies par les canaux :
Ghirzeh ;
El-Zomor;
El-Badala.
Le Ghirzeh est dérivé du Nil au village du même nom; il coule d'abord vers l'Ouest, rencontre le Bahr-el-Lebani avec lequel il se marie. Tous deux se dirigent vers le Nord et vont se jeter dans le Nil à Om-el-Dinar, traversant ainsi les bassins de la rive gauche sur une longueur de 90 kilomètres.
Le Zomor quitte le Nil au Sud deGuezireh-el-Dahab; sa direction primitive est d'abord Ouest; il revient au Nord, arrosant les sahels
qui bordent la voie ferrée sur une longueur de 22 kilomètres, alimente le canal Abd-el-Al et se termine à Ménaché dans le hod El-Essoud.
Comme le précédent, le canal Radala arrose les sahels qu'il traverse depuis Aboul-Noumourosse jusqu'à Sakhil et finit à la digue du Nil à Koratéin.
Ces divers canaux possèdent des rigoles de dérivation, en eau seulement pendant la crue, et dont le lit est cultivé une partie de l'année.
Bien que les superficies cultivées de la province de Guizeh soient peu étendues et son réseau de canalisation limité, les travaux d'entretien ne laissent pas que d'y être considérables et, lorsque la crue du Nil est insuffisante, comme en 1888, il faut enlever plus de 120,000 mètres cubes de terre, à la prise des canaux, pour éviter les charakis.
D'autre part, les écoulements de ses bassins d'inondation vers le Nil sont difficiles et mal assurés. Ceux du Nord, dont la communication avec le fleuve a été interceptée par le creusement du grand Rayah de Béhéra, sont forcés d'emprunter le lit de ce canal lorsqu'on veut les vider. Quand il sera possible de maintenir le plan d'eau du Nil (1) à la cote de 14 mètres en amont du Barrage, les canaux du Nord delà province pourront être alimentés même pendant l'étiage; la transformation des bassins d'inondation de Guizeh en cultures séfi pourra alors être opérée, en n'exigeant que des sacrifices restreints, qui seront, du reste, laidement compensés par les résultats. Le voisinage du Caire et du Delta, les travaux préparatoires effectués dans le lit de l'un de ses principaux canaux, tout milite en faveur de cette transformation.
Les superficies cultivées de la moudirieh de Guizeh ont une étendue de 181,176 feddans, divisés en :
Bassins d*inondatioD 144.940
Cultures séfi 20.048
Cultures diverses 16.188
Elle n'a fourni que 3,288 hommes aux travaux de corvée en 1887, soit un peu plus du neuvième de sa population corvéable.
(l)Voir: Irrigations dans la Basse-Egypte. Province de Menoufiéh. Le grand Barrage du Nil.
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