les cultures d'hiver
que son réseau de canaux distribue à ses 462,367 feddans de terres mises en culture et divisées comme suit :
Culture séfi : 178.695 feddans dont 12.000 de rizières. — nili : 103.755 feddans.
Le reste est cultivé en produits d'hiver. De 1848 à 1882, la population corvéable avait diminué de 48 0/0. 5,338 hommes de corvée ont participé, en 1887, aux travaux d'utilité publique.
DAKAHLIEH
Le territoire de cette province est borné, au Sud et à l'Est, par le Charkieh et le lac Menzaleh ; au Nord, par ce même lac et la Méditerranée, et, à l'Ouest, par le Nil, branche de Damiette, qui le borde dans sa plus grande longueur. Sa superficie cultivée est de 462,367 feddans, comprenant :
Cultures séfi 205.694 feddans
— nili. ..... 82.115 —
— d*hiver. . . . 174.558 —
Par suite de la position des terres avoisinant le lac Menzaleh, la culture du riz a reçu plus de développement dans le Dakahlieh, où elle occupe 43,500 feddans, que dans les autres provinces du Delta.
Par le Sahel et le Mansourieh, grands canaux séfi, et le Bouhieh, le Bahr-Saghir, le Gherkawiek et le Bahr-Saft, leurs dérivations immédiates, le Dakahlieh recevait :
Pendant le haut Nil. . . . 17.700.000 mètres cubes d'eau.
— la culture séli. . . 4.650.000 —
— — d*hiver. 8.060.000 —
Le Sahel, canal séfi directement dérivé du Nil, comporte à sa prise un barrage composé de six arches de 2",50 ; il est actuellement relié
au grand Kayah-Tewfikich, qui le rencontre à 37 kilomètres de flon point do dé|)art. Il devient ainsi la prolongation naturelle de Tarière maîtrc^sse des irrigations de TEst du Delta. Un barrage écluse a été édifié à Mit-el-Gamr, à 21 kilomètres au-dessous du point de jonction des deux canaux.
Plus en aval, le Rayah se joint au Mansourieh et va déboucher dans le Nil à càtë de Mansourah ; une écluse a été construite à son point d'arrivw. Sur son long jiarcours, le Rayah-Tewfikieh communique avec les dérivations des deux canaux dont il a épousé le lit, et les barques du lac Menzaleh peuvent maintenant, en passant par le Bahr-Saghir, |>énétrer dans le Nil, soit |Kir Pécluse de Mansourah, soit par l'ouvrage de tète du Rayah. C'est, d'ailleurs, le Rayah-Tewfikieh qu'empruntera la batellerie forcée d'abandonner la branche de Damiette, qui s'asséchera à l'étiage par suite de la fermeture du Barrage.
L'égouttement des eaux d'arrosage est une question primordiale pour le Dakahlieh. L'insfiecteur chargé des irrigations de cette province a déclaré qu'avant toute autre chose il fallait débarrasser les terres des infdtrations et, dans ce but, augmenter le nombre des masrafs.
Le Nord du Dakahlieh est difficilement accessible ; ses habitants sont clairsemés ; on ne |)eut y réunir le nombre d'hommes que réclame l'entn^tien des ouvrages d'irrigation. Le produit presque exclusif de cetU» région est le riz, qui occu{)e, comme il est dit ci-dessus, 43,500 feddans.
Depuis longtemps, les fellahs considéraient comme un droit le privilège qu'ils s'éUiient octroyé d(» faire passer sur leurs rizières des nappes d'eau trop considérablt^s. Ils ont ainsi contribué, dans une large mesure, à transformer en marécages les approcha*^ du lac Menzaleh. Ce systi»me, très profitable aux rizières, est des plus nuisibles à rint<»rêt général ; il faut que, dans un avenir prochain, les rizières en question soient irriguées de la même manière que sur les autres points du Delta.
La transformation et les améliorations que viennent de subir les princijiales artt»n.*s d'irrigation et d'écoulement, la construction de régulateurs et de barrages, tant dans ces artères que dans la canalisation s(H!on(laire, partout où le l)esoin s'en faisait sentir, ont [K)ur but de placer dans les mains des fonctionnai rt»s du Ministère des Travaux publics le contrôle efficace de la distribution des eaux et de
faire disparaître les abus dont profitaient seuls quelques favorisés au détriment de la majorité.
Le lac Menzaleh possédait autrefois trois embouchures: leBogdadi, le Debbeh et le Gamileh. La dernière seule, qui se trouve à 20 kilomètres de Port-Saïd, fonctionne encore. Aussi ce lac, qui reçoit le trop-plein et les eaux d'égouttement de la plupart des canaux et des terres du Charkieh et du Dakahlieh, ne peut-il évacuer à la mer les énormes quantités de liquide qu'il admet surtout pendant la crue. De Finalité entre l'admission et l'écoulement résulte l'inondation par infiltration ou débordement de toutes les terres d'alentour.
Le même effet se produit par certains vents qui font refluer les eaux dans le lac dont le niveau s'exhausse alors de plus d'un mètre.
D'autre part, dans le Menzaleh la différence de niveau varie, entre deux crues du Nil, de 0™,45. Ce serait à peine sensible pour des terrains plus élevés, mais dans la partie Nord de la province où la déclivité du sol est seulement de 50;^, il suffit que les eaux s'élèvent de quelques centimètres dans le lac, pour inonder de vastes étendues de terrains. Dans ces conditions, les seules terres riveraines susceptibles d'être régulièrement cultivées sont celles dont le niveau se trouve supérieur d'un mètre à la cote ordinaire du lac. Normalement, cette cote varie, suivant les époques, elle atteint son maximum en janvier.
Le fond du Menzaleh s'élève progressivement, notamment dans sa partie Sud. Il serait facile de l'assécher soit en clôturant le Gamileh, son déversoir à la mer, soit au moyen d'un colmatage graduel que l'on obtiendrait en y envoyant directement les eaux du Nil au moment où elles sont le plus fortement chargées de limon. L'énorme évaporation, qui se produit à la surface de ces étendues d'eau de faible épaisseur, faciliterait beaucoup cette deuxième opération. Les terres ainsi conquises sur la mer auraient une superficie de 1,500 kilomètres carrés.
Mais la mise en culture du lac Menzaleh, comme celle du lac Broulos, ferait perdre à l'Egypte le bénéfice des sommes considérables qu'elle retire annuellement de l'affermage des pêcheries de ces deux lacs et elle aurait à supporter des dépenses très élevées pour le creusement de nouveaux canaux, l'installation et l'entretien de machines d'épuisement sans lesquels l'assèchement du lac ne serait pas possible.
Lorsqu'on aura fait face aux nécessités les plus urgentes, c'eslii-iVin' (|uand on aura assaini toutes les terres susceptibles de rétre et ramené la dé[>ense dViiu (l*irrigation à des limites rationnelles, un grand pas sera fait. Les eaux des cruc*s reprendront le chemin des embouchures du Nil; elles ne vi(mdront plus encombrer les lacs égyptiens et dévaster d(»s régions que Ton cultiv'era au lieu de les dés<»rter.
Le Dakahlieh a fourni 10,f(38 hommes aux travaux d'utilité publique en 1887; pays de rizières, le nombre de ses corvéables fut toujours romfiarativement inférieur à celui des autres provinces, sauf le R»héra; il était de 108,000 en 1848 et de 83,358 en 1882.
Les canaux du Gharbieh, du Charkieh et du Dakahlieh, dont la section ne permet pas I(î piiss^ige d'une drague montée sur coque, sont curés depuis 1886 à l'aide de deux ap[Kireils spéciaux, composés chacun de deux pontons en acier de 15 mètres de longueur et de 1»,80 de diamètn», cylindriques comme des bouilleurs de chaudière, réunis par deux poutn*s (»n fer et portant 12 sellettes en fonte sur lesquelles rc»[K)se le i)ont en l)ois. Oî pont com[)orte à l'avant et à l'arrièrt» un treuil, deux pain»s de bittes d'amarrage et deux écubiers en fonte pour le passage des chaînes.
L'appareil de dragage est, à proprement parler, une grue à vapeur, comportant, à la place du crochet de levage suspendu à la chaîne, une cuiller ou creuset d'une capacitt'î de 0 mètre cube 762. Cette grue est à portée variable» et la volée en fer, d'une portée extrême de 9 mètres, se meut verticalement. Elle peut abaisser, relever et décharger une cuiller par minute, et son rendement moyen est de 445 mètres cubes par journc»e de dix heures de fonctionnement. Elle comprend une chaudière verticale tabulaire, à circulation dans les tulx^s, de 2", 85 de hauteur et de 1",20 de diamètre. La machine à vapeur comporte deux cylindn»s à pilon placés à droite et à gauche du bâti. Le tout repose sur trois galeLs en acier qui facilitent le déplacement radial de la grue; ces galets se meuvent eux-mêmes sur la plaque (*irculairt» supi)orté<» par un fort bâti en fonte, lequel fK)rte au centre un tourillon (»n fer forgé qui sert d'axe de papillonnage.
Le rendement moyen de chaque drague devait être de 3,500 mètres cubes par mois, y compris le temps de déplacement des appareils. Si Ton s'en rapporte à une opinion formulée par le Ministère des Travaux publics, elles ne semblent pas, jusqu'ici, avoir atteint ces résultats.
IRRIGATION - BASSE-ÉGïPTE
N' 9e. — RÉSEAU HYDROGRAPHIQUE DE LA PROVINCE DE DAK.AHLIEH.
GANABIEH DE EAFR-HAHSOUH
SAREL
Grand canal séflavec luiM; au Nil comporlanl 0 aivlies ik- ï!'",tTO, Ce canal est duveuu lu prolon-
Kliun (lu grdnd Rayah-Tewli- [ih, unedûsprinciimleaartèrcÉ d'in'i^iili on.
Longueur : 30 kilomètres.
Largeur du plafond :
A la prise 30"", »
A l'embouchure . . 14", »
Pente : 1/15000.
Hauteur de la section mouillée:
En crue .^",80
En hiver 3", 50
Al'étiage î", »
Débit :
En crue 86"*, »
En hiver 32°", »
A l'éUage 21»s, .
BODQiBH
Grand canal séfl, continuation duSahel; llfiTa, pari:onst.^qiienI.
parliedu régimeduRayah-Tewfikieh. Le Bouhieh évacue son trop plein dans lo lac Menzaieh .
Loi^ucur 66 kilomètres.
Lai^ur du plafond :
A la prise 10", «
A l'embouchure .' . 7", »
Hauteur do la section mouillée:
En crue 3", 90
En hiver 2", 60
A l'étiage i", 30
Amer-Aga
Wetga
Ganabieh-Chuki . . .
Kazan-Kadim ....
Kazan-Guedid ....
Kelim
Effendieh
Mit-Yaesch
Abonikaruni ....
Cht'ik -Sultan ....
Dimdatieh
Dimdatich-Kadim . .
Giinabit'li-Sufuiiuh . .
Safjah
Raz
Kcnissa
Tiiâha
Ganabieh-M i t - Mohscn .
Damalia
Uliq-Yacouh
Sanalii
Debigia
Abadia-Dcriva ....
Abid
Urman
Shaalla
EOendieh
Tukia
Gharbich
Charkieh
Safuriah
Ahmed-Selim ....
Musbinanich
Nub
Zahalrioh
A reporlei
NIL, SOUDAN, ÉGVPTE
En c^u«^. .
En hixT .
A l'étiage .
Grand canal sût), bvi-c priM! au Nil i-n uval «lo Mit-cl-Gamli; il sera nicn>iilé au graml Ka,vuti- TcHTikii'h. La prlsu csl i\ IIU kilomètres ilu Barra^.'o cl roin|Hirlt' 3 urctiisi (if 3 mèln -s il ouverture.
Le radinr ist à la cnle Uo 3-.H.
Longueur: 42 kilomètre«<.
Lui^i'uniu jilHfonil :
A la prise li", s
A lembouchuiv. . . lO". <■ Hauleurdc la»Kili>n moulllt'i';
En eruii *!■", iîO
En hiver 5'". M)
A l'étinge 2">. "
Report. .
Shou
Tomay Emilid
Hassanieb
Magala
Atxiun
Abon-Diioud-Sabagh . . .
Kainouri
Um-Diab
Sadaga
Humaga
Ilaifar
Om-Hadim
MH^snif baRhia
Khizandar
Mus raf Bah lia
Knzak'lj J^Biidoub - Tawsiieh
Sandoub
Gaitada
Garliieh
llnudnu-el-Gharbich .
MaMsandieh
Nid
Mil-Maouid
Abou-Ragcb
Kliacub ou Amar . .
Ilanmka
Nagaba
Bizrdri-Gharbich. . .
Giirlii-Cliarkieh . . .
I>ni-G;iluge]
SHWidI
Oni-Hadid.
Iluwucbcli.
IRRIGATION — BASSB-ÉGYPTE
HANSOtiniEH (Suite).
Débit :
En crue 87"', .
En hiver 46"', :
A l'éljage 23"", i
Kouzan Sandoub.
Béh(ira
Manjal-el-Houdr,
XBOD-HIBUAN