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déposées directement par la crue, par la décantation des eaux dans les bassins d'inondation ou des matières abandonnées par l'eau des canaux d'irrigation. Les matières les plus pesantes sont évidemment les premières précipitées, aussi le sol des terres éloignées du Nil est-il plus léger que celui des terrains qui l'avoisinent. Les diverses analyses qui en ont été faites ont démontré qu'il est, comme le limon qui l'a formé, d'ailleurs, plus riche relativement en azote et en acide phosphorique qu'en calcaire.
La composition du limon, des terres, des sables et des eaux de l'Egypte est indiquée dans les deux tableaux précédents. Les analyses ont été faites sous la direction d'un praticien depuis longtemps familiarisé avec ce genre de travaux.
Il résulte des analyses des eaux du Nil, consignées dans le tableau n° 30, que les quantités de matières solides transportées par le Nil, d'une crue à l'autre, s'élèvent à 51,428 tonnes, correspondant à près de 30 millions de mètres cubes, et que la quantité de matières en dissolution dépasse 20 millions de tonnes.