MONTPELLIER
i. MARTF.L aîné , imprimeur de la Faculté de Médecine ,
rue de la Préfecture, AO.
Si par l’élude le médecin doit se faire cosmopolite , par l’étude il doit aussi so faire contemporain de tous les âges. Là il prend connaissance de mille faits qui, sans cela, lui seraient à jamais inconnus , cl ce voyage dans le temps ne lui sert pas moins que lui servirait un voyage à travers les continents et les mers.
Voilà pour les faits; voici pour la doctrine. L’homme qui réfléchit sur lui-même et sur sa conduite passée trouve un grand enseignement pour sa conduite future, et dans ce qu’il a fait de bien, et dans ce qu’il a fait de mal. De même la médecine ne peut revenir sur son passé, sans y recueillir des levons pour son avenir. Celui qui explorera avec fies lumières suffisantes l’histoire des théories et de la pratique de nos prédécesseurs , rencontrera des sources fécondes de savoir. L’étude de l’antiquité ne doit être abordée qu’avec des connaissances telles qu’on en profite. Là, l’ordre logique est de commencer, non par ce qu’il y a de plu» vieux , mais par ce qu’il y a de plus récent. Quand on s’est pénétré de la science contemporaine , alors il est temps de se tourner vers la science du passé : rien ne fortifie plus le jugement que celle comparaison. L’impartialité de l’esprit s’y développe; l’incertiludo des systèmes s’y manifeste ; l’aulorité des faits s’y confirme, et l’on découvre dans l’ensemble un enchaînement philosophique qui est en soi une leçon. En d’autres termes, ou apprendra à connaître, à comprendre, à juger.
E. Litthé, Traduction des OEuvres d'Hippocrate , loin, le, pag. 477. Paris 1839, in-8».