‹ De l'érythèmeChapitre 25 sur 27 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1° L'érythème polymorphe fébrile est, dans certains cas, une maladie essentielle et non une manifestation du rhumatisme, maloré les douleurs rhumatoïdes qui peuvent l'accompagner.

2° Cette maladie prend alors les allures d’une pyrexie grave, s'accempagnant d'accidents sérieux du côté du poumon, du cerveau, etc., de phénomènes fébriles prononcés ; et peut être rangée à côté des fiévres éruptives.

3° Semblable à la variole, à la rougeole, à la scarlatine, à l’érysipèle par sa période prodromique, ses symptômes et sa marche, elle s'en distingue toutefois par l'absence de contagion et d'inoculabilité, et

MER URE peut être plus directement placée à côté de l’herpès généralisé fébrile, du pemphigus aigu et de la suette milaire.

4° Plus fréquent chez la femme que chez l’homme, l'érythème reconnaît surtout pour cause la misère

organique tenant à l’anémie, à la scrofule et à la sy-

philis. L’aménorrhée, la dysménorrhée, en un motles affections utérines paraissent y prédisposer la femme. Enfin, les printemps et les automnes pluvieux ne sont pas sans influence sur la production de cet exanthème.

9° Une période prodromique de cinq à six jours, avec céphalée, courbature, phénomènes fébriles, précède l’éruption qui débute bien souvent sur le dos des mains ct des pieds. Les plaques érythémateuses de l’éruption se transforment successivement en papules et en tubercules, se recouvrent de vésicules, de pustules et de bulles en se groupant ou en s'étendant de façon à former des anneaux ou des lignes sinueuses.

L'éruption, qui a lieu par poussées successives, se généralise plus ou moins sur toute la surface du Corps.

6° Une fièvre à type variable, rémittent ou intermittent, accompagne l’exanthème en même temps qu'apparaissent des phénomènes plus ou moins constants de dépression et de délire, des douleurs articulaires, de la pleurésie, de la pneumonie, de l’endocardite et de la méningite.

T° La durée de l’érythème polymorphe fébrile est en moyenne de trois à cinq semaines. La maladie peut aboutir à une terminaison fatale ou laisser après elle des affections dangereuses, telles que paraplégies, myétites, etc.

Le traitement est symptomatique des désordres qui se produisent.

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