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De l'esprit chrétien

Nous publions un recueil de difTérenU discours prononcés par Monseigneur Landriot, soit à La Rochelle, soit à Reims. Ce livre est intitulé : de VEsprit Chrétien dans renseignement des sciences, des lettres, des arts, etc., et dans Téducation intellectuelle et morale. Ce titre nous parait résumer la pensée de Touvrage que nous éditons. Il y a, en effet, entrf ces discours prononcés dans les circonstances les plus diverses,

I ime autre parenté que celle de leur conunune origine. Ils sont

I unis par le lien très-visible d*une intention générale, d*une

I pensée dominante.

I Cette pensée est celle-ci. Le véritable esprit de FEvangile

n'est ni opposé, ni même étranger à rien de ce qui peut légitimement occuper l'activité humaine. L'Evangile est, au contraire, un principe fécond, appelé à pénétrer et à vivifier toutes les œuvres utiles, toutes les entreprises généreuses, tous les efforts honorables de Thomme. 11 y a plus ; rien ne remplace les éléments divins dont il dispose ; rien n'atteint

IV AVIS DE l'éditeur.

sans lui à la perfection relative dont les choses sont susceptibles ici-bas ; il nianque partout où il n'est point.

C'est donc toujours au préjudice de ce qu'on entreprend, qu'on écarte l'influence chrétienne, par oubli, par mépris ou par défiance. D'un autre côté, ils sont bien mal inspirés ceux qui, par un zèle imprudent, passionné, exclusif, voudraient brouiller l'Evangile avec tous les intérêts, sans autre ordre. Faut-il les croire et les suivre ?

Non, l'Esprit chrétien purifie, féconde, élève, stirnaturalise tout ce qu'il touche ; il éclaire, reconcilie et pacifie partout où il passe.

C'est ce qui ressort avec une incontestable évidence de la lecture des discours que nous publions. Appelé par sa position et son talent à prendre la parole dans les occasions les plus variées et les plus considérables, l'éminent Orateur a mis au service de ces grandes convictions dont notre temps ne saurait trop entendre l'écho, soa éloquence habituelle, cette imagination puissante qui pare les thèses les plus sérieuses, et les trésors inépuisables de cette grande tradition catholique que nul ne connaît, n'exploite et ne manie mieux que l'Archevêque de Reims.

Les Discours au Congrès scientifique de La Rochelle, 4 et 10 Septembre 1856 ; au Lycée de La Rochelle, le 10 Août 1857 ; au Collège de Saintes, 9 Août 1866 ; et au Lycée de Reims, 18 Août 1867, montrent les relations qui doivent exister entre la Religion, les sciences et les lettres.

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