‹ De l'Esprit des loisChapitre 112 sur 935 · LIVRE VI, CHAPITRE XX. S · texte numérisé non relu

LIVRE VI, CHAPITRE XX. S

les Romains... Mais j’entends la voix de la nature qui crie contre moi.

CIIAI'ITIIE XVllI

Des peines pécuniaires et des peines corporelles.

Nos pères les Germains n’admettoient giicre que des peines ptTiiniaires. Ces hommes guerriers et libres estimoient ipie leur sang ne devoit être versé que les armes à la main. Les Japonois', au contraire, rejettent ces sortes de peines, .sous prétexte que les gens riches éluderoient la punition. Mais les gens riches ne craignent-ils pas de perdrti leurs biens ? Les peines itécuniaires ne peuvent-elles pas se |)ro|Kjrtionner aux fortunes ? et, enfin , ne peut-on pas joindre rinfamie à ces peines?

Un bon législateur prend un juste milieu : il n’ordonne pas toujours des peines pécuniaires ; il n’inflige |>as toujours des peines corporelles.

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