‹ De l'Esprit des loisChapitre 124 sur 935 · LIVRE VII, CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

LIVRE VII, CHAPITRE VII

* Voilà IVsprit dc.s belles ordonnances des empereurs chinois : a Nos anciens, dit un cinpcreOr de la famille des Tang ‘ , tenoient « pour maxime que s’il y avoit un homme qui ne labourât « point, une femme qui ne s’occupât point à filer, quelqu’un « soulfroit le froid ou la faim dans l’empire.... » Et, sur ce principe, il fit détruire une infinité de mona.stères de bonzes.

Le troisième em])creur de la vingt et unième dynastie*, à qui on apporta des jiierrcs précieuses trouvées dans uue mine, la fit fermer, ne voulant pas fatiguer son peuple. à travailler pour une chose qui ne pouvoit ni le nourrir ni le vêtir.

« Notre luxe est si grand, dit Kiayvcnti*, (jue le peuple orne « de broderies les souliers des jeunes garçons et des filles qu’il « est oblige de vendre. « Tant d’hommes étant occupés à faire des habits pour un seul, le moyen qu’il n’y ait bien des gens qui manquent d’habits? 11 y a dix hommes qui mangent le revenu des terres, contre un laboureur : le moyen qu’il n’y ait bien des gens qui manquent d’aliments?

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