‹ De l'Esprit des loisChapitre 277 sur 935 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

Des traitants.

Tout est perdu lorsque la profession lucrative des traitants ItarvM'nt encore par ses richesses à être une profession honorée.'Cela peut être bon dans les Etats despotiques, où souvent leur emploi est une partie des fonctions des gouverneurs euxmèmes. Cela n’est pas bon dans la’ république, et une chose pareille détruisit la république romaine. Cela n’est pas meilleur dans la monarchie; rien n’est plus contraire à l’esprit de ce gouvernement. l'n dégoût saisit tous les autres Etats, l’honneur y perd toute sa considération, les moyens lents et naturels de se distinguer ne touchent plus, et le gouvernement est frappé dans son principe.

On vit bien, dans tes temps passés, des fortunes scandaleuses : c'etoit une des calamités des guerres de cinquant * ans; mais pour lors ces richesses furent regardées comme ridicules, et nous les admirons.

Il y a un lot ])our chaque profession. Le lot de ceux qui lèvent" les triliuts est les richesses, et les récompenses de ces richesses sont les richesses mômes. La gloire et l’honneur sont pour cette noblesse (pii m; connoît, qui ne voit, qui ne sent de vrai bien que l'honneur et la gloire. Le respect et la considération sont pour ces ministres et ces magistrats qui, ne trouvant que le travail après le travail, veillent nuit et jour pour le bonheur de l’empire.

■ LIVKE OüATORZÏÈME* • ' '

UES LOIS ÜANS LE KAfPORT (Jü’eLLES OÏT AVEC 1,A NATURE DU CLI.MAT.

Page 1