‹ De l'Esprit des loisChapitre 293 sur 935 · LIVRE XV, CHAPITRE I · texte numérisé non relu

LIVRE XV, CHAPITRE I

cherche la conduite de chacun, et qu’il en soit l’inspecteur, le témoin et le juge. '

Le peuple des Indes, au contraire, est doux >, tendre, compatissant : aussi scs législateurs ont-ils eu une grande confiance en lui. Ils ont établi peu de peines*, et elles sont |)cu s«Wéres;, elles ne sont pas même rigoui'(;usementexécut(''cs. Us ont donné les neveux aux oncles, les orphelins aux tuteurs, comme on les donne ailleurs à leurs pères; ils ont réglé la succession |>ar le mérite reconnu du successeur. Il semble qu’ils ont |)ensé que chaque citoyen devoit se reposer sui- le bon naturel des autres.

Us donnent aisément la liberté à leurs esclaves ^ ; ils les marient; ils les traitent comme leurs enfants* : heureux climat, qui fait naître la candeur des raœui'S, et produit la douceur des lois s !

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