‹ De l'Esprit des loisChapitre 314 sur 935 · XXX · texte numérisé non relu

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3. Voyez la loi III, au ^code de Patria potestate, qui est de l’empereur Alexandre.

232 DK l/ESPRIT DES LOIS.

« esclave, et iiii’il meure sous sa main, il sera puni; mais, s’il « survit un jour ou deux, il ne le sera pas, parce que c'est son « ar;;ent. » Quel peuple que celui où 11 l'alloit que la loi civile se relâchât de la loi naturelle!

Par une loi des Grecs*, les esclaves trop rudement traités par leurs maîtres pouvoient demander d’être vendus à un autre. Dans les derniers temps, il y eut à Home une pareille loi*. Un maître irrité contre son esclave et un esclave irrité contre son maître doivent être séparés. ►

Quand un citoyen maltraite l’esclave d’un autre, il faut que celui-ci puisse aller devant le juge. Les lois de Platon* et de la pliqiart des peuples ôtent aux esclaves la défense naturelle : il faut donc leur donner la défense civile.

A Lacédémone, les esedaves ne pouvoient avoir aucune justice contre les insultes ni contre les injures. L’excès de leur maliicnr étoit tel qu’ils n’étoient pas seulement esclaves d’un citoyen, mais cnccre du public; ils appartenoient à tous et à un seul. A Home, dans le tort fait à un esclave, on ne considéroit • que* l’intérêt du maître. On confondoit, sous l’action de la loi Aquilienne, la blessure faite à une bête et celle faite à un esclave; ou n’avoit attention qu’à la diminution de leur prix.

A Athènes®, on i)unissoit sévèrement, quelquefois même de mort, celui qui avoit maltraité l'e.sclave d’un autre. La loi d'Athènes, avec raison, ne vouloit point ajouter la perte de la sûreté à celle de la liberté.

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