CHAPITRE VII
Ucs ouvrages des hommes.
Les hommes, par leurs soins et par de bonnes lois, ont rendu la terre plus propre à être leur demeure. Nous voyons couler les rivières là où ctoient des lacs et des marais : c’est un bien que la nature n’a point fait, mais qui est entretenu par la nature. Lorsque les Perses ‘ étoient les maîtres de l’Asie, ils permettoient à ceux qui anièneroient de l’eau de fontaine en quelque lieu qui n’auroit point ét<! encore arrosé, d’en jouir pendant ciiuj générations; et, comme il sort quantité de ruisseaux du mont ïaurus, ils n’épargnèrent aucune dépense pour en faire venir de l’eau. Aujoui'd’hui, sans savoir d’où elle peut venir, on la trouve dans ses clianips et dans scs jardins.
Ainsi, comme les nations destructrices font des maux qui durent ;»!us qu’elles, il y a d(‘s nations industrieuses qui font des biens qui ne fniisscnt pas même avec elles.