CHAPITRE V
. Autres différences.
Le coniîpriercc, tantôt détruit parles conquérants, tantôt gêné par les. monarques, parcourt la terre, fuit d’où il est opprimé, se repose où on le laisse respirer : il règne aujourd’hui où l’on ne voyoit que des déserts, des mers et des rochers; là où il régnoit il n’y a que des déserts.
A voir a*ujourd’hui la Colchidc, qui n’est plus qu’une vaste forêt, où le peuple qui diminue tous les jours, ne défend sa liberté que pour se vendre en détail aux Turcs et aux Persans, on ne*diroit jamais que cette contrée eut été, du bmips des Romains, pleine de villes où le commerce appeloit toutes les nations du monde. On n’en trouve aucun monument dans le pays; il ii’y en a dé traces que dans Pline ^ et Strabon
L’histoire du commerce est celle de la communication des peuples.-Leurs destructions diverses, et de certains flux et reflux de populations et de dévastations, en forment les plus grands événements.