Liv. VI. *2. Liv. XI. 3. Diodore, liv. II.*^ l. IbiJ
3J4 de L’ESPaiT DES LOIS.
11 V avoi* un. commerce de luxe dans les empires d’A-
sie. Ge seroit une belle partie de l’histüire du commerce «pie rhistoire du luxe ; le luxe des Perses étoit celui des Modes,, comme celui des Mèdes etoit (îclui des Assyriens.
11 est arrivé de fjrands chanjrements en Asie. La partie de la Perse ((ui est au nord-e.st, l’Hvrcanie, la Marfriane, la Bactriane, etc., étoient autrefoLs pleines de villes florissantes* (pii ne sont plus ; et le nord * de cet empire, c’est-à-dire l’isthme qui sépare la mer Caspienne du Pont-Euxin, etoit couvert devilles et de nations qui ne sont plus encore-
Ératosthéne » et Aristobule tenoient de Patrocle * que les marchandises des Indes passoicnt par l’Oxus dans la mer du Pont. Marc Varron » nous dit que l’on apprit, du temps de Pompée dans la 'merre contre Mithridatc, que l’on alloit en sept jours de riude'^dans le pavs des Bactriens, et au fleuve Icarus, qui se jette dans l’Oxus; que par là les marchandises de l’^de pouvoient traverser la hut tàispienne, entrer de là dans L’embouchure du Cvrus ; que, de ce fleuve, il ne falloit qu un trajet: par terre de cinq jours pour aller au Phase, qui eonduisoit dans le Pont-Euxin. C’est sans doute [lar les nations qui peuploient ces div(us pavs que les frrands empires des Assy riens, dés Mèdes et des Perses, avoienl une éomniunication avec les parties de l’Orient et de l’Occident les plus reculées
Cette communication n’est plus. Tous ces pays ont été dévastés par les Tartares», et cette nation destructrice les habite encore pour les infester. L’Oxus ne va plus à la mer Cimpienne les Tartares l’ont détourné pour des raisons particulières ■* ÿ il se perd dans des sables arides.
Le Jaxarte, qui formoit autrefois une barrière entre les n^ tions policées et les nations bai’bares, a été tout de même détourne » iiar les Tartares, et ne va plus jusqu’à la mer. ^ Séleuciis Nicator forma le projet» de joindre le Pont-Euxin a la mer Caspienne. Ce dessein, qui eût donné bien des facilites au commerce qui se faisoit dans ce temps-la, s évanouit à sa