CHAPITRE XIll
Du génie des Komalos pour b marine.
Les Romains ne faisoient cas que des troupes de terre, dont l’esprit ctoit de rester toujours ferme, de combattre au même lieu, et d’y mourir. Ils ne pouvoient estimer la* pratique des gens de mer, qui se présentent au conibat, fuient, reviennent, évitent toujours le danger, emploient souvent la ruse, rarement la force. Tout cela n’étnit point du génie des Grecs et étoit
encore moins de celui des Romains.
Ils ne destinoient donc à la marine que ceux qui n’iHoient pas des citoyens assez considérables pour avoir place dans les légions: les gens de mer étoient ordinairement des affranchis.
.Nous a’avons' aujourd’hui ni la môme estime pour les troupes de terre, ni le môme mépris pour celles de mer. Chez les premières l’art est diminué ; chez les secondes il est augmenté : or, on estime les choses à proportion du degré de suffisance qui est requis pour les bien faire.