‹ De l'Esprit des loisChapitre 501 sur 935 · LIVRK XXII, CHAPITRE III · texte numérisé non relu

LIVRK XXII, CHAPITRE III

qui paya toutes les dettes; sous Tibère, dix mille sesterces en fonds devinrent une luomioie coumiunc, comme cinq mille sesterces en argent. ’

La grande chartre d’Angleterre défend de saisir les terres ou les revenus d’un <lébileur, lorsque ses biens mobiliers ou personnels suffisent pour le payement, et qu’il oITre de les donner : pour lors tous les biens d’un Anglois rcprésentoient de l’argent.

Les lois des Lermains' apprécièrent en argent les satisfactions pour les torts ((ue l’on avoit faits, et pour les peines des crimes. Mais, comme il y avoit très-peu d’argent dans le pays, elles réappnicièrent l’argent en denrées ou en bétail. Ceci se trouve fixé dans la loi des Saxons , avec de certaines différences, suivant l’aisance et la commodité des divers peuples. D’abord * la loi déclare la valeur du sou en bétail ; le sou de deux trémisses se rapportoient à un bo'uf de douze mois, ou à une brebis avec son agneau; celui de trois trémisses valoit un bœuf de seize mois. Chez ces peuples, la inonnoie devenoit bétail, marchandises ou denrées, et ces choses devenoient monnoic.

Non-seulement l’argent est un signe des choses, il est encore un signe de l’argent, et représente l’argent, comme nous le verrons au chapitre du change.

Page 1