CHAPITRE X
De )a promptitude de iVxécution daus la monarchie.
Le gouvernement monarchique a un grand avantage sur le républicain : les affaires étant menées par un seul, il y a plus de promptitude dans l’exécution. Mais, comme cette promptitude pourroit dégénérer en rapidité , les lois y mettront une certaine lenteur. Elles ne doivent pas seulement favoriser la nature de chaque con.stitution, mais encore remédier aux abus qui pourroient résulter de cette même nature.
Le cardinal de Richelieu * veut que l’on évite dans les monarchies les épines des compagnies qui forment des difficultcs sur tout. Quand cet homme n’auroit pas eu le de.spotisme dans le cœur, il l’auroit eu dans la tête.
corps qui ont le dép«‘>t des lois n'obéissent jamais mieux que (piand ils vont à pas tardifs, et qu’ils apportent dans les affaires dn prince cette réflexion qu’on ne peut guère attendre du défaut de lumières de la cour sur les lois de l’Etat, ni de la précipitation de ses conseils *.
Que seroit devenue la plus belle monarchie du monde, si les magistrats, par leurs lenteurs, par leur plaint4^s, par leurs prières, n’avoient ai’rêté le cours des vertus mêmes de scs rois,
• I . Elle ne le permet qn’en pcnplc. 2. Tetlament poliliqtu.
Vovrr la loi troinième, su code de Comm. 3. Barbnrie cuiwlatio tervilit ; staet ’.Wfrfaloribu», qui ejl pleine de bon tim eiei/ai re.jium ridetur. (Tacite, «en*. Anna/., liv. V, g 33.)