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Ils ne savoient point écrire

LIVRK XXVIII, CHAPITRE I. 4C3

los Lombards, ayant fondé des royaumes, firent écrire leurs lois, non pas pour faire suivre leurs usages aux peuples vaincus, mais pour les suivre eux-mémes.

Il y a dans les lois saliques t!t ripuaires, dans celles des Allemands, des Uavarois, des Tlniringiens et des Frisons, iiin! simplicité admirable : on y trouve une rudesse originab% et un esprit qui n’avoit point été affoibli par un autre esprit. Klles changèrent peu, parce que ces peuples, si l’on en excepte les Francs, rest«*rent dans la Germanie. Les Francs mêmes y fondèrent une grande partie de leur empire : ainsi leurs lois furent toutes germaines. Il n’en fut pas de même des lois des Wisigotbs, des Lombards et des Bourguignons ; elles perdirent beaucoup de leur caractère , parce que ces peuples , qui se fixèrent dans leurs nouvelles demeures, perdirent beaucoup du leur.

Le royaume des Bourguignons ne subsista pas assez longtemps pour que les lois du peuple vainqueur pussent recevoir de grands changements. Gondebaut et Sigismond, qui recueillirent leurs usages, furent presque les derniers de leurs rois. Les lois des Lombards reçurent plutôt des additions que des changements. Celles de Rotharis furent suivies de celles de Grimoald, de Luitprand, de Rachis, d’Aistulphe; mais elles ne prirent point de nouvelle forme. 11 n’en fut pas de même des lois des Wisigoths'j leurs rois les refondirent, et les firent refondre par le clergé.

Les rois de la première race ôtièrent bien aux lois saliques et ripuaires ce qui ne pouvoit absolument s’accorder avec h* christianisme; mais ils en laissèrent tout le fond*. C’est ce qu’on ne peut pas dire des lois des Wisigoths.

Les lois des Bourguignons, et surtout celles des Wisigoths, admirent les peines corporelles. Les lois saliques et ripuain's ne les reçurent pas*; elles conservèrent mieux leur caractère.

Les Bourguignons et les Wisigoths, dont les provinces étoient très-exposces, cherchèrent à se concilier les anciens habitants, et à leur donner des lois civiles les plus impartiales*; mais les

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