CHAPITRE Vil
Dillércntes manières de partager les terres.
Les Cotlis et les Bourguignons ayant pénétre, sous divers prétextes, dans l'intérieur de l'empire, les Romains, pour arrêter leurs dévastations, furent obligés de pourvoir à leur subsistance. D’abord ils leur donnoient du blé*; dans la suite ils ^ aimèrent mieux leur donner des terres. Les empereurs, ou, sous leur nom, les magistrats romains, lirent des conventions avec eux sur le parttige du pays®, cotnme on le voit dans les chroniques et dans les codes des VVisigotbs^ et des Bourguignons®.
Les Francs nC;Suivirent pas le môme plan. On ne trouve dans les lois sali»iues et ripuaircs aucnne trace d’un tel partage des terres, llsavoient conquis; ils prirent ce qu’ils voulurent, et ne lirent des règlements (ju’entre eux.
Distinguons donc le procédé des Bourguignons et des Wisigotlis dans la Gaule, celui de ces mômes Wisigoths en Espagne, (les soldats auxiliaires sous Augustulc et Odoacer en Italie®, d’avec celui des Francs dans les Gaules, et des Vandales en Afrique ■'. Les premiers lirent des conventions avec les anciens habitants, et en conséquence nu partage de terres avec eux; les seconds ne tirent rien de tout cela.