‹ De l'Esprit des loisChapitre 839 sur 935 · Voyez la Vie de saint Léger · texte numérisé non relu

Voyez la Vie de saint Léger

3. Insliganie Brunichilde, Théodorico jubenle, etc. Frédégaire, chapitre ZXVIT, sur l'an 603.

*. Gesta regum Francorum, chapitre XXXVI.

B. Voyez Frédégaire, Chroniqw, chap. Liv, sur l'an 626 ; et son continnateur anonyme, chap. ci, sur l'an 693, et chap. cv, sur l'an 715. Aimoin, liv. IV, chap, XV. Fginhard, Vie de Charlemagne, chap. XLvm. Gesla regum Francorum, chap. xlv. -

l’Etat’ : elle ne fut pas mm plus une des plus éminentes chez les premiers rois francs*.

Clotaire rassura ceux qui possédoient des charges et des fiefs; et, après la mort de Warnachaire, ce prince ayant demandé aux seigneurs assemblés à Troves qui ils vouloicnt mettre en sa place, ils s’écrièrent tous qu’ils n’éliroient point; et, lui demandant sa faveur, ils se mirent entre ses mains.

Dagobert réunit, comme son père, toute la monarchie: la nation se reposa sur lui, et ne lui donna point de maire. Ce prince se sentit en liberté; et rassuré d’ailleurs par ses victoires, il reprit le plan de Brunchault. Mais cela lui réussit si mal, que les leudes d’Austrasic se laissèrent battre par les Sclavons, s’en retournèrent chez eux, et les marches de l’Austrasie furent en proie aux barbares .

Il prit le parti d’offrir aux Austrasiens de céder l’Austrasie à son fils Sigebert, avec un trésor, et de mettre le gouvernement du royaume et du palais entre les mains de Cunibert, évêque de Cologne, et du duc Adalgise. Frédégaire n’entre point dans le détail des conventions qui furent faites pour lors; mais le roi les confirma toutes par ses Chartres, et d’abord l’Austrasie fut mise hors de danger.

Dagobert, se sentant mourir, recommanda à Æga sa femme N'entechilde et son lils Clovis. Les leudes de A'eustrie et de Bourgogne choisirent ce jeune prince pour leur roi. Æga et Ncntechilde gouvernèrent le palais; ils rendirent tous les biens que Dagobert avoit pris, et les plaintes cessèrent en Neustric et en Bourgogne, comme elles avoient cessé en Austrasie.

Après la mort d’Æga, la reine Ncntechilde engagea les seignetirs de Bourgogne à élire Floachatus pour leur maire. Celui-ci envoya aux évêques et aux principaux seigneurs du royaume de Bourgogne des lettres , par lesquelles il leur promettoit de leur conserver pour toujours, c’est-à-dire pendant leur vie, leurs honneurs et leurs dignités. Il confirma sa parole par un serment : c’est ici que l’auteur du livre des maires de la maison royale met le commencement de l’administration du royaume par des maires du palais.

Frédégaire, qui étoit Bourguignon, est entré dans de plus grands détails sur ce qui regarde les maires de Bourgogne dans le temps de la révolution dont nous parlons, que sur les maires d'Austrasie et de Neustrie; mais les conventions qui

1. Voyeï la loi des Bourguignons, in 2. Voyez Grégoire de Tours, liv, IX,

prœfai.-, et le second supplément é cbap. xxxvi. cette loi, titre xiii.

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